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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 09:48

djamel-ghanem-2_2024311_465x348.jpgDjamel Ghanem Alors que la partie civile avait demandé le dinar symbolique comme dommages et intérêts, le parquet a requis une peine de 18 mois de prison ferme ainsi que 30 000 DA d’amende à l’encontre de Djamel Ghanem, dessinateur du quotidien La Voix de l’Oranie, qui comparaissait hier devant le tribunal correctionnel de première instance d’Oran pour les chefs d’inculpation d’«outrage au président de la République», «abus de confiance» et «accès frauduleux dans un système de traitement automatisé de données».

 

Le verdict est attendu pour le 4 mars prochain. «Je déplore l’orientation des débats au cours de ce procès, qui se sont étalés sur des faits secondaires relatifs au traitement de données informatiques alors que l’inculpation principale est due au fait d’avoir évoqué l’état de santé du président de la République et ses conséquences pour un quatrième mandat sur le citoyen algérien», a déclaré, à la fin du procès, Me Youcef Dilem, avocat de la défense constitué par le Syndicat national des journalistes (le SNJ).

Pour rappel, Djamel Ghanem, caricaturiste des deux quotidiens La voix de l’Oranie et Saout El Gharb, s’est vu assigné en justice par son employeur pour une caricature qui n’a été ni finie, ni signée, ni publiée. Une première mondiale, pourrait-on dire. Ce dessin, représentant deux citoyens en train de discuter de couches bébé et de quatrième mandat dans une pharmacie, se trouvait sur le disque dur de l’ordinateur du caricaturiste. Selon Djamel Ghanem que nous avons interrogé, c’est le rédacteur en chef du journal qui, l’ayant trouvé, aurait alerté le directeur de publication du journal, qui décida  de déposer plainte contre son dessinateur au motif que celui-ci avait produit un dessin outrageant pour le Président de la République et tenté de l’introduire frauduleusement dans la maquette du journal du lendemain en remplacement du dessin initialement prévu.  «Cette caricature, ni finie ni signée, était en fait destinée à des journaux électroniques», nous a confié Djamel Ghanem.

«Par ailleurs, devant le juge d’instruction, j’ai subi de terribles pressions pour me pousser à faire des déclarations impliquant des figures connues de l’opposition», nous a-t-il encore confié. Par ailleurs, Djamel Ghanem avait déclaré à l’audience, au président du tribunal, que ses propos, contenus dans les procès-verbaux d’audition devant la juge d’instruction de la 7e chambre, ont été obtenus par des intimidations et sous des pressions exercées par cette dernière. Lors de ce procès, qui a duré un peu plus de deux heures, le président du tribunal a surtout tenté de comprendre le processus de fabrication d’un journal à travers un réseau informatisé en auditionnant différents agents techniques du personnel de la PAO.

C’est donc un débat sur des questions techniques qui s’est déroulé. De plus, toutes les questions posées par les avocats de la défense à la partie plaignante, pour dire en quoi ce dessin outrageait le président de la République, ont été systématiquement rejetées par le juge. A la fin des débats et des plaidoiries des avocats de la défense, Mes Abderrazak Fodil et  Youcef Dilem ont demandé la relaxe pure et simple de leur client ; le juge, lui, a décidé de renvoyer le dossier en délibéré pour le 4 mars prochain.

 

Source: El Watan
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Published by ODH Tizi-Ouzou - dans Liberté d'expression
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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 15:28

 

liberte

 

Avril 2001 - Février 2003


1. Abdou Mdouad, 19 ans, tué par balles par un policier le 1er décembre 2002 à Azzaba (Skikda) lors d’une manifestation de protestation.


2. Adara Fouad, 28 ans, demeurant à Sidi Aïch (Béjaïa), tué d’une balle dans la tête par un policier en civil, alors qu’il était attablé dans un café le 26 juin 2001.


3. Aghadir Ahcène, 20 ans, originaire de Tizi Bouchène, tué le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi-Ouzou) de trois balles au thorax et à l’abdomen.


4. Agri Ali, 31 ans, marié et père de 3 enfants, tué par balles le vendredi 25 mai 2001 par les brigades anti-émeutes, près de la daïra de Tazmalt (Béjaïa).


5. Ahmane Mourad, 33 ans, tué le 28 avril 2001 d’une balle dans la tête à Tizi Rached (Tizi-Ouzou) par un gendarme.


6. Aït Aba née Aït Ouslimane Nadia, 30 ans, enseignante à Sidi Ali Ouyahia (Aïn El Hammam), tuée le 28 avril 2001par des gendarmes à Aïn El Hammam alors qu’elle était au domicile d’une amie, situé au 5e étage d’un immeuble. Un jeune citoyen qui participait à son évacuation sera tué par les gendarmes (Naït Amara Omar).


7. Ait Mansour Saddek dit Nabil, grièvement blessé par balles à la tête par les services de sécurité le 4 novembre 2002 à Seddouk (Bejaia) succombe à ses blessures le 14 février 2003 à l’hôpital de Tizi-Ouzou après 105 jours de coma.


8. Akkouche Abderrahmane (ou Abdelaziz), 19 ans, demeurant à Tadmaït (Tizi-Ouzou), tué par balles le lundi 28 mai 2001 par des gendarmes.


9. Alkama Djamel, 19 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).


10. Alouane Hocine, 22 ans, tué le 28 avril 2001 à Mekla (Tizi-Ouzou).


11. Amghar Tahar, 29 ans, tué le 27 avril 2001 d’une balle dans la tête à Fréha (Tizi-Ouzou).


12. Amini Karim, jeune citoyen de Maatkas (Tizi-Ouzou), est tué par balle par un commerçant du village le 8 octobre 2002 suite à une manifestation pour protester contre les "élections" communales.


13. Amir Aïssa, 21 ans, écrasé par un camion lors des manifestations à El Asnam (Bouira) le 28 avril 2001.


14. Arab Noureddine (ou Nacereddine), 25 ans, tué par balles le 25 avril 2001 à El Kseur (Béjaïa).


15. Arezoug Slimane, 28 ans, demeurant à Akbou (Béjaïa), tué par balles le lundi 18 juin 2001 à hauteur de l’hôtel Le Palace.


16. Aribi Abdelkader, 81 ans, demeurant à la cité Rabia de Béjaïa, mort dans la nuit du 25 mai 2001 à son domicile, suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.


17. Aribi Yamina, 71 ans, épouse d’Aribi Abdelkader, demeurant à la cité Rabia de Béjaïa, morte dans la nuit du 25 mai 2001 à son domicile, suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.


18. Arkam Salem, 17 ans, lycéen, originaire du village Issaradjène, tué par des gendarmes à Boudjima (Tizi-Ouzou) le samedi 28 avril 2001.


19. Asbaï Yahia, 19 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à El Kseur (Béjaïa).


20. Ayad Ramdane, grièvement blessé par une grenade lacrymogène le 18 juin 2001 à Aïn Legradj (Béni-Ouartilane - Sétif), succombe à ses blessures le 22 juin à l’hôpital de Sétif.


21. Azouani Saïd, 24 ans, originaire du village d’Aït Azouane, tué d’une balle dans la tête le 28 avril 2001 à Bouzeguène (Tizi-Ouzou).


22. Bayou Idir, 19 ans, lycéen de terminale, demeurant à Tadmaït (Tizi-Ouzou), grièvement blessé par balles à la tête le 28 mai 2001, succombe à ses blessures le 9 juin à l’hôpital de Tizi-Ouzou, après 12 jours de coma.


23. Becha Massinissa, 25 ans, originaire de Béni Douala (Tizi-Ouzou), Grièvement blessé par arme blanche pardes inconnus lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger. A succombé à ses blessures le 15 juin.


24. Bélaïd Ouramdane, 15 ans, tué à Addekar (Béjaïa) le 28 avril 2001


25. Belhouane Azzeddine, 25 ans, tué par une balle explosive le 26 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).


26. Belkacem Mouloud, 31 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou) par un gendarme alors qu’il tentait de porter secours à un blessé.


27. Belkacemi Djamel, 31 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).


28. Bellahcène Rachid, 14 ans, collégien, grièvement blessé par un tir de grenade lacrymogène le 24 mars 2002 lors des émeutes de Seddouk (Béjaïa) succombe à ses blessures lors de son transfert à l’hôpital


29. Benaïssa Hamza, 18 ans, tué par balles au niveau du thorax le mercredi 23 mai 2001 à Feraoun (Tizi-Ouzou).


30. Benattou Idriss, 30 ans, marié, grièvement blessé par une grenade lacrymogène, avant d’être violemment heurté par un camion de police le 24 mars 2002 lors des émeutes de Seddouk (Béjaïa), succombe à ses blessures de 30 mars à l’hôpital de Tizi-Ouzou.


31. Benhamidi El Hadj, 31 ans, tué par balles le samedi 26 mai 2001 à Chorfa (Bouira).


32. Bensalem Mourad, 31 ans tué le 28 avril 2001 d’une balle dans la tête à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).


33. Bettar Lyés, 17 ans, originaire de Tiliouacadi, près de Sidi Aïch (Béjaïa), grièvement blessé le jeudi 21 mars 2002 à la tête d’une balle de Seminov, lors des émeutes de Chemini (Béjaïa), succombe à ses blessures à l’hôpital de Tizi-Ouzou où il a été transféré.


34. Bouarab Samir, tué le 28 avril 2001 aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).


35. Boughrara Arezki, 28 ans, tué d’une balle dans le thorax le lundi 28 mai 2001 à Draâ Ben Khedda (Tizi-Ouzou).


36. Bouguerra Rachid, 25 ans, originaire de Maâtkas (Tizi Ouzou), bénévole au Croissant Rouge Algérien, blessé par balle le 27 avril 2001 par des policiers de la BMPJ à Boghni, selon le témoignage de son frère, a succombé à ses blessures à l’hôpital de Tizi-Ouzou.


37. Boukhedad Kamel, 15 ans, tué de trois balles dans le dos, tirées par le chef de brigade de gendarmerie de Seddouk (Béjaïa) le 25 avril 2001.


38. Bouremoua Zahir dit Djamel, 21 ans est mortellement blessé par balle par un policier à Toudja (Béjaïa) le 9 octobre 2002 (veille des “élections” communales).


39. Brahmi Saddek, 35 ans tué par balles le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Béjaïa).


40. Chaïbet Hocine, 16 ans, tué le 26 avril 2001 à Aït Yahia Moussa (Draa El Mizan) par un milicien de la garde communale. Selon le témoignage de sa famille, le père de la victime avait été également tué par le même milicien en 1996.


41. Chekal Rachid, 24 ans, originaire de Tigrine (Béjaïa), tué par balles lors des affrontements du lundi 18 juin2001, près de l’hôpital d’Akbou.


42. Cherat Ali, dit Noureddine, 36 ans, originaire de Béni Yenni et demeurant à Aïn Benian (Alger), disparu lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger, découvert mort à la morgue de l’hôpital de Aïn Naâdja d’Alger.


43. Chilla (ou Chima) Farid, 28 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Béjaïa).


44. Chilla (ou Chima) Nacer, 16 ans, tué le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (W. Béjaïa).


45. Chirani Ali, gardien à la direction de l’action sociale (DAS) de Khenchela, mort suite à un traumatisme crânien le 19 juin 2001. Il avait reçu un pavé sur la tête lors des émeutes dans la ville.


46. Daïd Mebarek, 42 ans, marié et père de 03 enfants, tué d’une balle dans le cou le 28 avril 2001 à Irdjen (Tizi-Ouzou).


47. Didouche Ferhat, 14 ans, demeurant à Draa El Mizan (Tizi Ouzou) tué le jeudi 21 juin 2001 par balles par desgendarmes suite aux émeutes provoquées dans la ville.


48. Djebbar Mourad, tué le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi Ouzou).


49. Feddi Lamara, 25 ans, tué aux Ouadhias (Tizi-Ouzou) le 28 avril 2001.


50. Ghorab Djamel (ou Djallal), 13 ans, demeurant à Aïn M’lila (Oum El Bouaghi), tué par balles le 19 juin 2001 par un responsable d’une société nationale (SNLB), suite à l’attaque de son domicile par des manifestants.


51. Guendoud Amar, 23 ans, tué le 27 avril 2001 à Maâtkas (Tizi-Ouzou).


52. Guermah Massinissa, 19 ans, lycéen à Béni Douala, grièvement blessé à la brigade de gendarmerie du village le 18 avril 2001. Succombe à ses blessures le lendemain à l’hôpital Mustapha d’Alger.


53. Haddad Nadir, 26 ans, tué par balles le 25 avril 2001 à Ouzellaguen (Béjaïa)


54. Hamache Arezki, 32 ans, tué le 28 avril 2001 à 15h 30 par des gendarmes à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).


55. Hameg Nacer, demeurant à Draâ Ben Khedda (Tizi-Ouzou), mort par asphyxie suite aux jets de grenadeslacrymogènes le lundi 28 mai 2001.


56. Hamened Youcef, 18 ans, lycéen en classe de terminale, originaire de Timizart, tué le samedi 28 avril 2001 à Mekla (Tizi-Ouzou) par des gendarmes.


57. Hamidechi Mohamed, grièvement blessé par balles à la tête le lundi 28 mai 2001 à Tadmaït (Tizi-Ouzou), succombe à ses blessures.


58. Hamouda Mohamed, 26 ans, tué par balles le 29 mai 2001 à Tadmaït. (Tizi-Ouzou)


59. Hamoudi Yahia, 60 ans, tué d’une rafale de kalachnikov à Béni Mohli (Sétif) le 27 avril 2001.


60. Hamza Rachid, tué le 23 mai 2001 à Feraoun (Tizi-Ouzou).


61. Hanniche Hamid, 19 ans, lycéen originaire de Frikat, près de Draâ El Mizan (Tizi-Ouzou), grièvement blessé d’une balle dans la tête par un militaire, en faction devant l’Amirauté d’Alger, à la fin de la manifestation pacifique du 31 mai 2001, (alors que la victime se trouvait dans un camion s’apprêtant à rejoindre son village) succombe à sa blessure le 5 mai à l’hôpital Mustapha.


62. Harem Slimane, 34 ans, originaire du village d’Aït Mesbah, milicien de la garde communale de Béni Douala (Tizi-Ouzou) grièvement blessé lors de l’assaut donné par les manifestants au siège de la garde communale le 24 mai 2001, succombe à ses blessures le 6 juin 2001.


63. Harfi Mokrane, 25 ans, originaire du village Takhourt Neldjir, tué par des gendarmes à Boudjima (Tizi-Ouzou) le samedi 28 avril 2001.


64. Hassan Noureddine, 17 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à Ighzer Amokrane (Béjaïa).


65. Haya Noureddine, 27 ans, demeurant à Helouane, près d’Ighzer Amokrane (Béjaïa), grièvement blessé par balles le 19 juin 2001, succombe à ses blessures de 20 juin à l’hôpital d’Akbou.


66. Heddad Hamza, tué le 27 avril 2001 aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).


67. Hettak Youcef, 22 ans, originaire de Bouzeguène (Tizi-Ouzou), disparu lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger. Son cadavre est retrouvé à la morgue de l’hôpital d’El Harrach.


68. Ifis Ramdane, originaire d’Ighram (Béjaïa) tué le 6 juin 2001.


69. Irchane Kamel, 27 ans, originaire d’Aït Aïssi (Yakouren), tué le 27 avril à Azazga (Tizi-Ouzou) par balles au niveau du thorax par des gendarmes postés sur des terrasses, alors qu’il portait secours à un blessé.


70. Kennache Aziz, 27 ans, tué le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).


71. Khelfouni Kamal, 28 ans, demeurant à Draa El Mizan (Tizi-Ouzou), tué par balles le jeudi 21 juin par desgendarmes.


72. Khorsi Hamza, tué aux Ouadhias (Tizi-Ouzou) le 28 avril 2001.


73. Laadlani Saïd, 50 ans, agent du PMU, mort le 22 mai 2001 à Maâtkas (Tizi-Ouzou), suite à une asphyxie par gaz lacrymogènes.


74. Lamini Samir, 19 ans, meurt écrasé par un camion de la gendarmerie le 19 juin 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou) lors des affrontements qui ont eu lieu dans la ville.


75. Madjane Mehdi, 35 ans, originaire de Béni Djelil, tué le 28 avril 2001 à Seddouk (Béjaïa).


76. Makhmoukhen Kamal, 18 ans, tué de deux balles dans le dos tirées par des gendarmes le mercredi 25 avril2001 à Ighzer Amokrane (Béjaïa) selon le témoignage de sa famille.


77. Malek Kamel, 24 ans, journalier, originaire de Timézouine Chorfa, tué d’une balle dans le thorax, le 27 avril2001 à Azazga (Tizi-Ouzou).


78. Medjane Farid, 11 ans, tué le 26 avril 2001 à Seddouk (Béjaïa).


79. Mehadi Mustapha, 30 ans, cuisinier de profession, tué d’une balle dans le thorax, le 27 avril à Azazga (Tizi-Ouzou).


80. Menad Benabderrahmane, 32 ans, marié et père d’un enfant, grièvement blessé d’une balle dans la tête le vendredi 25 mai 2001 à Tazmalt (Béjaïa), succombera à ses blessures le dimanche 27 mai à l’hôpital d’Akbou.


81. Merzouki Arezki, 75 ans, père de 4 enfants, demeurant à Tala N’Chebiha, près de Tigzirt (Tizi-Ouzou), grièvement blessé lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger, succombe à ses blessures le 25 juin à l’hôpital de Tizi-Ouzou.


82. Mesbah Abdelkrim, dit Krimo, 20 ans, originaire de Guendouz, près d’Ighil Ali (Béjaïa), tué par balles le lundi 18 juin 2001 près de l’hôpital d’Akbou par le policier Ali Belhbib, selon le témoignage de sa famille et de ses amis.


83. Messalti Hafid, 13 ans, tué par balles par un gendarme devant la porte du domicile familial à Takrietz (Béjaïa) le vendredi 25 mai 2001.


84. Meziani M’Henni, 19 ans, lycéen, originaire d’Iloula, tué le 28 avril 2001 à Boubhir, près de Bouzeguène (Tizi-Ouzou).


85. Mimoun Charf Eddine Mourad, 15 ans, originaire de Boukhlifa, tué le jeudi 26 avril 2001 à Tichy (Béjaïa).


86. Mokdaden Djamel, 16 ans, tué le 25 avril 2001 à Seddouk (Béjaïa).


87. Mokhtari Amar, tué le 27 avril aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).


88. Mokrab Oulbane, dit Azeddine, 23 ans, tué le 28 avril 2001 par balle par des gendarmes à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou).


89. Morsli Baghdad, demeurant à Labiod Sidi Cheikh (El Bayadh), tué d’une balle dans la nuque le 4 octobre 2001par un policier selon le témoignage de ses proches lors des émeutes qui avaient éclaté dans cette localité.


90. Mouter Sofiane, 21 ans, tué d’une balle au thorax, le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi-Ouzou).


91. Naâmane Tewfik, 25 ans, originaire d’Aït Toudert (Tizi-Ouzou), mortellement blessé par un véhicule banalisé au Hamiz (Boumerdés), alors qu’il se dirigeait à la marche du 14 juin à Alger.


92. Naït Amara Omar, 29 ans, tué par balles par des gendarmes le 28 avril 2001 à Aïn El Hammam (Tizi-Ouzou), alors qu’il participait à l’évacuation de Mme Aït Aba Nadia, mortellement blessée.


93. Naït Lamara Mohand El Hocine, 19 ans, lycéen, originaire du village d’Abouhassant, près d’Aïn El Hammam (Tizi-Ouzou) est tué le 28 mars 2002 par balle lors d’affrontements près de la brigade de gendarmerie d’Abi Youcef (Aïn El Hammam).


94. Nedjma Fadhila, 26 ans, journaliste au quotidien Echourouk, écrasée par un bus, lors de l’incendie du dépôt de la RSTA de la rue Hassiba Benbouali (Alger) par des émeutiers le 14 juin 2001. Elle succombera à ses blessures à l’hôpital Mustapha.


95. Nekali Abderrahmane, 27 ans, demeurant à Akbou (Béjaïa), tué par balles le lundi 18 juin 2001 à hauteur de l’hôtel Le Palace.


96. Ouahab Rachid, 17 ans, lycéen, tué le 27 avril 2001 à Maâtkas (Tizi-Ouzou) par des gendarmes d’une balle dans la tête.


97. Raab Slimane, 23 ans, originaire de Bouzeguène (Tizi-Ouzou), grièvement blessé au cou par des tirs de gendarmes le 28 avril 2001, décédé le 12 mai à l’hôpital de Tizi-Ouzou suite à ses blessures.


98. Rahim Karim, 20 ans, employé à l’hôtel Thiniri de Boghni (Tizi-Ouzou), poignardé par un manifestant le 28 avril2001 lors du saccage de l’établissement.


99. Rihane Mohamed, 18 ans, originaire d’Almabouamane, près de Timizart (Tizi-Ouzou), grièvement blessé à la tête lors d’un tabassage par les services de sécurité le 26 mars 2002 à Fréha (Tizi-Ouzou), succombe le lendemain à ses blessures (hémorragie cérébrale).


100. Saddek Brahim, 38 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Béjaïa) par des gendarmes.


101. Sadet Youcef, 20 ans, originaire de Tamassert (commune d’Aghribs), grièvement blessé d’une balle dans la tête à Azazga (Tizi-Ouzou) le 27 avril 2001. Mort à l’hôpital Mustapha trois jours plus tard.


102. Saïdani Djamel, 39 ans, originaire de Béjaïa, grièvement blessé lors de la marche du 14 juin à Alger, succombe à ses blessures le 18 juin.


103. Saïdi Akli, 35 ans, originaire d’Aokas, routier de profession, tué d’une balle dans la tête à Ouzellaguen (Béjaïa) le 25 avril 2001.


104. Sebas Lahcène, 15 ans, lycéen, demeurant à Tizi N’Braham, commune de Bouandas (Sétif) tué par balles le 30 mai 2002, lors des manifestations de rejet des "élections " législatives.


105. Sennour Boudjemaâ, 14 ans, collégien, originaire d’Aït Abdelkrim (Ouadhias), tué le 28 avril 2001 aux Ouadhias (Tizi-Ouzou).


106. Serraye Hafnaoui, 30 ans, demeurant à Béjaïa, circulant en moto avec son compagnon, fut violemment percuté par une voiture banalisée de la police lors de la reprise des manifestations, le vendredi 15 juin 2001. Ses amis accusent le policier surnommé Ali Bab El Oued d’être l’auteur de ce meurtre. Selon le témoignage de son frère, la moto aurait été ensuite incendiée par des policiers.


107. Sidhoum Karim, 17 ans, originaire de Chellata, grièvement blessé par balles le 18 juin 2001 à Akbou (Béjaïa), succombe à ses blessures à l’hôpital de Sétif.


108. Slimani Nafaâ, 23 ans, originaire du village Ikoussa, est tué par balles au thorax par des gendarmes le 23 mai2001 à Bouzeguène (Tizi-Ouzou).


109. Tounsi Djamel, 25 ans, originaire de Mizrana, est tué par arme blanche le 1er avril 2002 à Tigzirt (Tizi Ouzou) suite aux affrontements avec les gendarmes.


110. Yagouni Noureddine, 34 ans, père de 2 enfants, tué le 28 avril 2001 de plusieurs balles par des gendarmes à Chemini, près de Sidi Aïch (Béjaïa).


111. Yahiaoui Habib, 34 ans, demeurant à Dahra (Chlef), tué le samedi 28 juillet 2001 par balles par le maire du village, suite à un mouvement pacifique de protestation devant le siège de la mairie.


112. Yahia Chérif Karim, 31 ans, tué par balles le jeudi 26 avril 2001 à El Kseur (Béjaïa).


113. Yakoub Lyès, 13 ans, demeurant à Guenzet (Sétif), grièvement blessé par balles lors des émeutes du mercredi 20 juin 2001, succombe à ses blessures le jour même lors de son transfert à l’hôpital de Bordj Bou Arréridj.


114. Yousfi Azzeddine, 36 ans, marié et père de 2 enfants, demeurant à Tassaft, près de Beni Yenni (Tizi-Ouzou), tué par un tir de grenade lacrymogène près de la brigade de gendarmerie de Tassaft le 29 mars 2002.


115. Zekkar Fatiha, épouse Remadni mère de famille, demeurant à Khenchela, tuée d’une balle dans le thorax le 11 juin 2001, alors qu’elle se trouvait sur son balcon, observant les manifestations.


116. Zerrouk Adel, 25 ans, journaliste au quotidien El Bilad, meurt écrasé par un bus, lors de l’incendie du dépôt de la RSTA de la rue Hassiba Benbouali (Alger) lors de la marche du 14 juin 2001.

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 19:03

Presse-Algerienne-Journaux-Algeriens.gifL’Algérie occupe la 125e place sur 179 au classement mondial de la liberté de la presse pour la période 2012‑2013, selon un classement de Reporters sans frontières (RSF), rendu public ce mercredi 30 janvier. L’Algérie a perdu trois places à cause « de la multiplication des agressions et des procès à l’encontre des professionnels de l’information, et l’augmentation des pressions économiques sur les médias indépendants », indique le même communiqué.

 

« Plus d’un an après le vote par le Parlement algérien d’une nouvelle loi sur l’information, censée abolir le monopole de l’audiovisuel public, l’autorité de régulation, préalable indispensable, n’a pas encore été instituée. Aucune chaîne de droit privé algérien n’a pu voir le jour. La nouvelle législation reste donc théorique, un simple effet d’annonce », note RSF.

 

Toutefois, l’Algérie n’est pas le plus mauvais élève du Maghreb. Elle devance de quelques places le Maroc, placé à la 136e place et la Tunisie, placée à la 138e place. La Tunisie a perdu quatre places, deux ans après la chute de l’ancien régime de Ben Ali, bien qu’elle ait nettement progressé en 2011 en effectuant alors un bond de 30 places.

 

Ce recul est aussi lié à l’augmentation des agressions contre les journalistes qui se sont multipliées durant le premier trimestre de 2012. Depuis cette période, les autorités ont entretenu le vide juridique en retardant la mise en œuvre des décrets‑lois régissant les médias. Cette pratique a permis des nominations arbitraires à la tête des organes publics.

 

Le Maroc connaît quant à lui une position stable. Il a pu avancer de deux places en matière de liberté de la presse. Bien que des réformes du système des médias aient été annoncées après la mise en place du gouvernement d’Abdelilah Benkirane en novembre 2011, les promesses, notamment la dépénalisation des délits de presse, tardent à se concrétiser.

 

Source: TSA

 

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27 décembre 2012 4 27 /12 /décembre /2012 16:34

Tarek-MameriODH Tizi-Ouzou : Le jeune blogueur Tarek Mammeri a été condamné aujourd’hui par la cour d’Alger à 8 mois de prison avec sursis, une amende de 50 000 DA et de saisir son téléphone portable et son ordinateur.


Cela pour quatre chefs d’inculpations « Destruction de biens d’autrui, destruction de documents administratifs, incitation directe à attroupement et outrage à un corps constitué ». L’affaire remonte aux élections législatives quand le jeune blogueur a appelé au boycott des élections et il a critiqué les autorités publiques via des vidéos sur Youtube.  Dans une de ces vidéos, il s’est filmé entrain d’arracher les panneaux d’affichage de la compagne électorale et il a bruleé sa carte d’électeur.


Madjid  

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23 décembre 2012 7 23 /12 /décembre /2012 20:29

assange julian

 

 

Bonsoir, Londres.

Quelle vision, pour des yeux fatigués. Les gens me demandent ce qui me donne de l’espoir. Eh bien, la réponse est juste ici. Il y a six mois – il y a 185 jours -  je suis entré dans ce bâtiment. Il est devenu mon domicile, mon bureau et mon refuge. Grâce à l’attitude de principe du gouvernement équatorien et au soutien de son peuple, je suis en sécurité dans cette ambassade pour vous parler. Et chaque jour à l’extérieur, pendant 185 jours, des personnes comme vous ont veillé sur cette ambassade – qu’il pleuve, grêle ou fasse beau. Chaque jour. Je suis venu ici en été. C’est l’hiver maintenant.

J’ai été sustenté par votre solidarité et je suis reconnaissant des efforts de personnes de par le monde entier soutenant le travail de WikiLeaks, soutenant la liberté d’expression, la liberté de la presse, des éléments esentiels de notre démocratie. Bien que ma liberté soit limitée, au moins suis-je capable de communiquer ce Noël, non pas comme les 232 journalistes qui sont en prison ce soir.

Non pas comme Gottfrid Svartholm en Suède ce soir.

Non pas comme Jeremy Hammond à New York ce soir.

Non pas comme Nabeel Rajab au Bahreïn ce soir.

Et non pas comme Bradley Manning, qui a eu 25 ans cette semaine, un jeune homme qui a préservé sa dignité après avoir passé plus d’un dixième de sa vie en prison, sans procès, une partie de ce temps dans une cage, nu et sans ses lunettes. Et non pas comme tant d’autres dont les épreuves sont reliées aux miennes.

Je salue ces hommes et ces femmes de courage. Et je salue les journalistes et les publications qui ont couvert ce qui continue d’arriver à ces personnes, et les journalistes qui continuent de publier la vérité face à la persécution, les poursuites judiciaires et les menaces – qui prennent le journalisme au sérieux. Parce que c’est à partir de la révélation de la vérité que tout le reste s’ensuit.

Nos édifices ne peuvent être aussi grands que leurs briques sont fortes. Notre civilisation est seulement aussi forte que ses idées sont vraies. Quand nos édifices sont érigés par les corrompu(e)s, quand leur ciment est coupé avec des salissures, quand l’acier vierge est remplacé par des débris – nos édifices ne sont pas sûrs comme domicile. Et quand nos médias sont corrompus, quand nos intellectuels sont pusillanimes, quand notre histoire est emplie de demi-vérités et de mensonges – notre civilisation ne sera jamais juste. Elle ne s’élèvera jamais jusqu’au ciel.

Nos sociétés sont des bidonvilles intellectuels. Nos croyances concernant le monde et nous-mêmes, entre nous, ont été crées par le même système qui par le mensonge nous a menés dans des guerres à répétition qui ont tué des millions de gens. Vous ne pouvez pas construire un gratte-ciel avec de la pâte à modeler. Et vous ne pouvez pas édifier une civilisation juste à partir d’ignorance et de mensonges.

Nous devons nous éduquer les un(e)s les autres. Nous devons célébrer ceux et celles qui révèlent la vérité et dénoncer ceux qui empoisonnent notre capacité à comprendre le monde dans lequel nous vivons. La qualité de notre discours est la limite de notre civilisation.

Mais cette génération s’est dressée sur ses jambes, et révolutionne est la manière dont nous percevons le monde. Pour la première fois dans l’histoire les personnes qui sont affectées par l’histoire en sont les créateurs. Et pour ce qui est des autres journalistes et publications – vos oeuvres parlent d’elles-mêmes, comme le font vos crimes de guerre.

Je salue ceux et celles qui reconnaissent la liberté de la presse et le droit du public à l’information – reconnus dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, reconnus dans le Premier Amendement des USA – nous devons admettre que ceux-ci sont en danger et ont besoin de protection, comme jamais auparavant.

WikiLeaks est sous le coup d’une enquête en cours du Ministère de la Justice US, et ce fait a été correctement reconnu par l’Équateur et les gouvernements d’Amérique Latine comme mettant matériellement en danger ma vie comme mon travail. L’asile n’est pas accordé sur un coup de tête, mais selon des faits. L’enquête états-unienne est rapportée par témoignage – sous serment – dans les Cours US, est reconnue par le Ministère de la Justice, et dans le Washington Post il y a tout juste quatre jours par le Procureur de la Virginie, comme un fait. Ses citations à comparaître sont combattues par nos agents dans les Cours US. Le Pentagone a réitéré ses menaces contre moi en septembre et affirmé que l’existence même de WikiLeaks était un crime en plein jour.

Mon œuvre ne sera pas étouffée. Mais tant que cette enquête immorale se poursuit, et tant que le gouvernement australien ne défendra pas le journalisme et la publication de WikiLeaks, je dois rester ici.

Toutefois, ma porte est ouverte – et la porte a toujours été ouverte – pour quiconque désire me parler. Comme vous, je n’ai pas été accusé de crime. Si jamais vous vous entendez de la propagande suggérant autre chose, faites note de cette corruption du journalisme et allez sur justice4assange.com pour tous les faits réels. Dites au monde la vérité, et dites-le au monde qui vous a menti. Malgré les limitations, malgré le blocus bancaire extra-judiciaire, qui entoure WikiLeaks comme l’embargo sur Cuba, malgré une enquête criminelle sans précédent et une campagne pour nuir à et détruire mon organisation, 2012 a été une année immense.

Nous avons publié presque un million de documents. Des documents concernant la guerre qui se poursuit en Syrie. Nous avons exposé l’état de surveillance des masses dans des centaines de documents issus d’entreprises privées de renseignement. Nous avons publié des informations au sujet du traitement des détenus à Guantanamo Bay et ailleurs – le symbole de la corruption de la règle du droit en Occident, et au-delà.

Nous avons gagné contre le blocus bancaire illégal dans les tribunaux et au Parlement Européen. Après un combat de deux ans, les dons à WikiLeaks sont passés d’un statut de blocage et de non-déductibilité fiscale à la déductibilité dans le calcul des impôts à travers toute l’Union Européenne et les USA. Et la semaine dernière l’information révélée par WikiLeaks était cruciale – et citée au cours du jugement – dans la détermination de ce qui est vraiment arrivé à El-Masri, un Européen innocent kidnappé et torturé par la CIA.

L’année prochaine sera également riche en événements. WikiLeaks a déjà plus d’un million de documents en préparation pour être publiés, des documents qui concernent tous les pays du monde. Tous les pays du monde. Et en Australie un Sénateur non-élu sera remplacé par un Sénateur qui lui, l’est.

En 2013, nous continuons à nous dresser face aux brutes. Le gouvernement équatorien et les gouvernements de l’Amérique Latine ont démontré combien la coopération au travers de valeurs partagées peut enhardir les gouvernements pour résister à la contrainte et soutenir l’auto-détermintaion. Leurs gouvernements ne menacent personne, n’attaquent personne, n’envoient des drones sur personne. Mais ensemble ils sont forts et indépendants. Les appels las des manieurs de pouvoir à Washington en faveur de sanctions économiques contre l’Équateur, simplement à cause de la défense de mes droits, sont mal inspirés et immoraux. Le Président Correa a justement dit, « les principes de l’Équateur ne sont pas à vendre. » Nous devons nous unir ensemble pour soutenir le courageux peuple équatorien, pour les défendre contre une intervention à l’encontre de leur économie et une interférence dans leurs élections l’année prochaine.

La puissance de personnes parlant haut et fort et résistant ensemble terrifie le pouvoir corrompu et anti-démocratique. Tant et si bien que des gens ordinaires ici en Occident sont devenus les ennemis des gouvernements, des ennemis à surveiller, des ennemis à être contrôlés et appauvris.

La vraie démocratie n’est pas la Maison Blanche. La vraie démocratie n’est pas Canberra. La vraie démocratie est la résistance des peuples, armés de la vérité, de la place Tahrir à ici à Londres. Chaque jour, des personnes ordinaires nous enseignent que la démocratie c’est la liberté de parole et la dissidence. Car dès que nous, le peuple, cessons de dire ce qu’il y a à dire et cessons de nous révolter, dès que nous sommes distraits ou pacifiés, dès que nous nous détournons les un(e)s des autres, nous cessons d’être libres. Car la vraie démocratie est la somme – LA SOMME – de notre résistance.

Si vous ne vous exprimez pas – si vous abandonnez ce qui est uniquement à vous en tant qu’être humain: si vous abandonnez votre conscience, votre indépendance, votre sens de ce qui est bien et de ce qui est mal, en d’autres mots – peut-être sans le savoir, vous devenez passif(ve)s et sous contrôle, incapables de vous défendre et de défendre ceux et celles que vous aimez.

Les gens me demandent souvent, « Que puis-je faire? »

La réponse n’est pas si compliquée.

Apprenez comment fonctionne le monde. Remettez en question les déclarations et les intentions de ceux et celles qui cherchent à nous contrôler derrière une façade de démocratie et de monarchie. Unissez-vous en un but commun et un principe commun pour imaginer, construire, documenter, financer et défendre.

Apprenez. Défiez. Agissez.

Maintenant.

Source: http://wikileaks.org/Statement-by-Julian-Assange-after.html

traduit depuis le web par willsummer

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2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 22:25

Saïd Mekbel, journaliste du « Matin » d’Alger, assassiné en 1994, le jour de la parution de ce billet ce voleur qui...

Ce Voleur Qui ??? 

Ce voleur qui, clans la nuit, rase les murs pour rentrer chez lui, c’est lui. Ce père qui recommande à ses enfants de ne-pas dire dehors le méchant métier qu’il fait, c’est lui. Ce mauvais citoyen qui traîne au palais de justice, attendant de passer devant les juges, c’est lui. Cet individu, pris dans une rafle de quartier et qu’un coup de crosse propulse au fond du camion, c’est lui. C’est lui qui, le matin, quitte sa maison sans être sûr d’arriver à son travail et lui qui quitte, le soir, son travail sans être sûr d’arriver à sa maison. Ce vagabond qui ne sait plus chez qui passer la nuit, c’est lui.

C’est lui qu’on menace dans les secrets d’un cabinet officiel, le témoin qui doit ravaler ce qu’il sait, ce citoyen nu et désemparé...
Cet homme qui fait le voeu de ne pas mourir égorgé, c’est lui. C’est lui qui ne sait rien faire de ses mains, rien d’autres que ses petits écrits.
Lui qui espère contre tout parce que, n’est-ce pas, les rosés poussent bien sur les tas de fumier. Lui qui est tout cela et qui est seulement journaliste.

Said Mekbel

 

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24 novembre 2012 6 24 /11 /novembre /2012 19:08

jt9favcg.jpgSidali Ben Mechiche a été le premier journaliste tué, lors de la manifestation islamiste du 10 octobre 1988, place des Martyrs à  Alger.

Plus de 100 journalistes et professionnels de l'information, ont été assassinés en Algérie depuis le 26 mai 1993, selon la liste dressée par  l'Association nationale des familles de journalistes assassinés et publiée dans le rapport 1999 de la Fédération internationale des journalistes (FIJ) du Centre d'Alger. Selon le même rapport, deux journalistes professionnels sont toujours portés disparus : Djamel-Eddine Fahassi de la radio nationale, disparu depuis le 8 mars 1995, et Aziz Bouabdallah du journal arabophone El Alem Essiyassi (Le Monde politique), enlevé à son domicile à Chevalley (Hauts d'Alger) le 12 avril 1997.

Le dicton de Tahar Djaout  «Si tu parles, tu meurs. Si tu tais, tu meurs. Alors, dis et meurs»,  a été suivi à la lettre par des dizaines de journalistes algériens.

 «Il n’est pas question de se taire alors que notre pays est en danger», «C’est une grande lâcheté de rester neutre alors que les artistes, médecins, enseignants, sportifs et des simples citoyens se font égorger par les hordes sauvages», ont-ils clamé. Des hommes et femmes de la presse écrite et de l’audiovisuel ont tous juré de parler et de mourir en héros pour permettre à l’Algérie de rester debout.

C’est  par leur intelligence, leur savoir et leur courage que les journalistes algériens, défenseurs de la liberté d’expression ont contré l’obscurantisme des intégristes. Plus d’une centaine de journalistes ont donné leur vie pour défendre la liberté d’expression, et ni les intimidations, ni les menaces, ni les attentats à l’explosif, ni le premier assassinat, ni le centième ne les ont fait plier.

Voici la liste des martyrs de la plume, qu'ils reposent en Paix  :

1993
26.05 - Tahar DJAOUT, directeur de Ruptures.
03.08 - Rabah ZENATI, ENTV.
09.08 - Abdelhamid BENMENI, Algérie Actualités.
11.09 - Saâdeddine BAKHTAOUI, El Minbar (APUA).
28.09 - Abderrahmane CHERGOU, Alger Républicain et L'Hebdo libéré.
05.10 - Djamel BOUHIDEL, photographe Le Nouveau Tell, à Blida.
14.10 - Mustapha ABADA, directeur général ENTV.
18.10 - Ismaïl YEFSAH, ENTV.
28.12 - Youcef SEBTI, indépendant, écrivain, poète.

1994
23.01 - Rachid KODJA, radio.
01.03 - Abdelkader HIRECHE, ENTV.
01.03 - Mohamed HASSAINE, Alger Républicain, disparu à Hammadi.
12.03 - Hassan BENAOUDA, ENTV.
19.03 - Yahia BENZAGHOU, APS, cellule Communication du Premier ministre.
21.03 - Abdelmadjid YACEF, photographe L'Hebdo libéré.
21.03 - Rachid BENDAHOU, L'Hebdo libéré.
13.04 - Mohamed MECEFFEUK, El Watan.
07.06 - Ferhat Cherkit, El Moudjahid.
07.06 - Hichem GUENIFI, radio ENRS.
11.07 - Yasmina DRISSI, Le Soir d'Algérie.
20.07 - Mohamed Lamine LEGOUI, APS à Bousâada.
17.09 - Laïd-Ali AIT EL-HARA? radio
26.09 - Mouloud BAROUDI, photographe ANAF à Tipaza.
26.09 - Smail SBAGHDI, APS.
12.10 - Lahcene BENSAADALLAH, directeur de El Irchad.
16.10 - Tayeb BOUTERFIF, radio.
19.10 - Farah ZIANE, rédacteur-en-chef de Révolution Africaine, à Blida.
27.10 - Mohamed-Salah BENACHOUR, APS, à Blida.
27.10 - Kaddour BOUSSELHAM, Horizons, disparu à Mascara.
30.11 - Yasser El-AKEL El Massa.
30.11 - Nasser-Eddine LAKEHAL, El Mass, à Boufarik.
30.11 - Ahmed ISSAAD, radio, à Boufarik.
03.12 - Saïd MEKBEL, directeur du Matin.

1995 
06.01 - Zineddine ALIOU-SALAH, Liberté, à Blida.
06.01 - Ali ABOUD, radio Chaîne 1.
13.01 - Abdelmadjid Yahiaoui, Echaâb.
01.02 - Nacer OUARI,  ENTV.
17.02 - Djameleddine ZAITER, El Djoumhouria, à Gdyel.
01.03 - Mahmoud OUARHOUM, APS.
20.03 - Rachida HAMMADI, ENTV, mourra de ses blessures le 31.
20.03 - Houria HAMMADI, ENTV, soeur de Rachida, meurt sur le coup.
21.03 - Ali BOUKHERBACHE, El-Djoumhouria, directeur de Media TV.
27.03 - Mohamed ABDERRAHMANI, directeur El-Moujahid.
03.04 - Makhlouf BOUKHEZAR, ENTV, à Constantine.
15.05 - Azzedine SAIDJ, El Ouma.
21.05 - Bakhti BENAOUDA, indépendant, écrivain, à Oran.
21.05 - Malika SABOUR, Echourouk El Arabi.
27.05 - Mourad HEMAZI, ENTV.
18.06 - Ahmed TAKOUCHET, Radio Cirta.
02.08 - Naïma HAMOUDA, Révolution Africaine.
21.08 - Ameur OUAGUENI, Le Matin.
03.09 - Saïd TAZROUT, Le Matin, à Tizi Ouzou.
04.09 - Brahim GUERROUI, caricaturiste, El Moujahid.
04.09 - Yasmine BRICK, radio Chaîne 1.
08.09 - Radja BRAHIMI, ENTV, à Dellys.
08.09 - Said BRAHIMI, ENTV, à Dellys.
09.09 - Rabah LALLALI, ENTV.
15.10 - Abdelwahab SAADAOUI, Echaâb.
15.10 - Ahmed BOUGUERRA.
16.10 - Saida DJEBAILI, El Hayat El Arabi.
16.10 - Ahmed Mustapha LAZHAR, El Hayat El Arabi.
18.10 - Mohamled FETTAH, ENTV.
20.10 - Nourredine SERDOUK, Liberté.
29.10 - Khaled GUERDJOUMA.
03.11 - Omar OURTILANE, rédacteur-en-chef El-Khabar.
04.11 - Ahmed KHALFOUN, APS.
02.12 - Hamid MAHIOUT, Liberté.
02.12 - Hamidou BENKHERFELLAH, Liberté.
05.12 - Khedidja DAHMANI, Echourouk El Arabi.
14.12 - Abdelkrim BENDAOUD, ENTV.
20.12 - Mohamed BELKESSAM, chef de production ENTV.
23.12 - Khaled MERIOUD, réalisateur ENTV.
-?.--?-  Taleb ADEN, indépendant.

1996
12.01 - Mohamed MEKATI, El Moudjahid.
14.01 - Khaled ABOULKACEM, L'Indépendant.
10.02 - Abdallah BOUHACHEK, Révolution et Travail, à Blida.
11.02 - Allaoua AIT-MEBAREK, dir. de la rédaction le Soir d'Algérie.
11.02 - Mohamed DORBANE, le Soir d'Algérie.
11.02 - Djamel DERAZA, le Soir d'Algérie.
11.02 - Naïma ILLOUL, ENTV.
17.02 - Achour BELGHEZLI, Le Pays, à Tizi Ouzou.
17.02 - Dalila DRIDECHE, Le Pays, à Tizi Ouzou.
27.02 - Mourad TAAM, radio.
29.02 - Belkacem SAADI, ENTV Constantine, à Skikda.
04.03 - Slim TRIA, radio.
12.03 - Djilali ARABDIOU, photographe Algérie-Actualités.
30.03 - Yahia AMOUR, ENTV.
10.04 - El Hadi SLIM, ENTV.
24.04 - Djamel BOUCHIBI, El-Moudjahid.
26.07 - Farida BOUZIANE, Le Pays, à Draâ Ben Khedda.
27.07 - Boualem TOUARI, ENTV.
11.08 - Mohamed KESSAB, Radio Coran et Radio-Mitidja..
15.10 - Mokrane HAMOUI, directeur commercial Echourouk El-Arabi.
26.12 - Boussaâd ABDICHE, El Moudjahid.

1997
10.01 - Messaoud BELLACH, El Moudjahid.
07.02 - Si-Ali REGUIEG, ENTV.
01.06 - Abdelwahab HARROUCHE, El Moudjahid.
20.08 - Ali TENKHI, ENTV.
31.08 - Zoubida BERKANE, ENTV.

Journalistes algériens disparus
1995
 08.03 - Djamel-Eddine FAHASSI, radio.
1997 12.04 - Aziz BOUABDALLAH El Alem Essiyassi.

Journalistes étrangers
1994 
01.02 - Olivier QUEMENEUR, AFP, a été tué dans la Casbah. 
Le même jour, Yves Menari et l'Australien Scott Alla.

 

[ Source: Blog de Maryam Al Shamya]

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 20:06

logo_censurship.pngReporters Sans Frontières a lancé aujourd’hui la version bêta de son site WeFightCensorship.org le site actuellement est accessible uniquement avec un code pour certains inscrits au préalable au projet.


WeFightCensorship.org (Nous Lutons contre la Censure) est un site qui a comme objectif la lutte contre la censure et la promotion de la circulation de l’information.


Le site va assurer « la publication de documents frappés par la censure, interdits de publication, ou qui ont valu des représailles à leurs auteurs (assassinat, arrestation, harcèlement ou pression, etc.). »  Il hébergera des contenus « (articles, photos, vidéos, son) dans leur langue originale (chinois, arabe, russe, espagnol, etc.) et en traduction (français et anglais notamment)».


WeFightCensorship.org va travailler pour rendre ces données accessibles là où elles sont censurées sur le principe des sites miroirs hébergés dans le monde entier.


Il servira aussi de « coffre-fort numérique sécurisé », ce qui va permettre aux internautes de faire parvenir des documents à RSF. Ce « coffre-fort numérique » est conçu pour protéger l’anonymat lors de la transmission des documents même avec une connexion non sécurisée.


Le site proposera aussi des outils pratiques, des conseils et des éléments techniques pour apprendre aux net-citoyens à contourner la censure et sécuriser leurs communications et leurs données et cela avec un « Kit de survie numérique » à l’intention des net-citoyens, journalistes et citoyens-journalistes.


A noter que le projet réalisé par RSF a été financé par l’Union Européenne à travers l’instrument européen pour la Démocratie et les Droits de l’Homme et la mairie de Paris.


Madjid Serrah ( @Madjid_SERRAH )

 

 

 

 

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12 novembre 2012 1 12 /11 /novembre /2012 16:19

196954 1936710702138 8034212 n

 

Tizi-Ouzou (Kabylie), le 12 novembre 2012 
Au Ministère de la Justice algérienne 


Objet : Rejet d’un procès tronqué et d’une justice sur mesure 


Aujourd’hui, lundi 12 novembre 2012 mon affaire est programmée par le Tribunal de Tizi-Ouzou près de six ans après les faits. Durant tout ce long temps, ma plainte déposée le 28 avril 2007 au niveau de la police n’a jamais fait l’objet d’instruction étant portée disparue, dissimulée ou détruite par des mains qui doivent tôt ou tard répondre de leurs agissements honteux. Le semblant de dossier parvenu enfin au parquet est amputé des pièces essentielles pour la compréhension, l’appréciation et le jugement juste et équitable de l’affaire. 

Le dossier est ainsi vidé de sa substance, sans compter les conséquences juridiques du point de vue pénal sur une telle affaire près de six ans après son occurrence. Ce procès n’est pas en définitive le mien ! 
De ce fait, étant conscient qu’un pouvoir habitué depuis des décennies aux dérives politiques ne peut produire et tolérer qu’une justice qui lui renvoie l’ascenseur : 
Je juge malhabile cette justice pour juger l’affaire ; 

Je refuse que mon affaire soit jugée par une justice incapable d’assurer le fonctionnement normal de ses services ou de contrôler ses personnels ; 

Je m’interdis de servir d’alibi à une justice irréformable qui tenterait de se racheter après coup par l’exception en s’offrant l’image trompeuse d’une institution où tous les justiciables sont égaux. 

Aussi, il est de mon devoir de kabyle et d’amazigh fière de son identité, de sa langue, de sa culture et de sa terre de suivre où qu’elle mène la voie de la justice. 


L’intéressé, 
Lakhdar Siad 

-Ci-joint copie : 
Lettre ouverte à l’opinion publique et aux ONG autonomes 

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 20:19

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Rabah Benamghar, journaliste du site d’information Kabyle.com, a été entendu par la gendarmerie de Tigzirt aujourd’hui suite à une plainte du maire de Mizrana, Mohammed Hachmaoui, pour diffamation.

 

Contacté par l’ODH Tizi-Ouzou, M. Benamghar nous a expliqué: « C’est par ce que j’ai dit que le maire aurait été écarté pour mauvaise gestion par son parti [le RCD] dans un article ou je parlais du climat de préparation des élections en Kabylie maritime ».

 

Dans un article sur le climat de préparation des élections en Kabylie maritime, publié sur Kabyle.com le 10 octobre, le journaliste a écrit «Dans la commune voisine du Mizrana, l’actuel président de l’APC (Assemblée populaire communale) d’obédience RCD conduirait une liste d’indépendants puisque son parti d’origine l’aurait écarté pour mauvaise gestion. Il jouerait ainsi les troubles fêtes et espérer barrer la route à ses anciens collègues du parti RCD envers qui il tient rancune et enfin esperer revenir aux affaires par une autre porte. » 

 

Pour le Directeur de Publication de Kabyle.com, un média basé à Lyon (France): «Kabyle.com ne voit aucun caractère diffamant dans les informations rapportées et attend la suite des événements.»

 

Le RCD Tigzirt de son coté,  a apporté tout son soutien au journaliste Rabah Benamghar.

 

Madjid

 

 

 

 

 

 


 

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