Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
22 juillet 2014 2 22 /07 /juillet /2014 01:26

Boudia-Mohamed.jpgODH Tizi-Ouzou: Ne soutenant pas les idéologies du régime qui a pris les règnes du pouvoir un certain 19 juin 1965, Mohamed Boudia s’exile en France ou il concourt à la démarche motivée pour apposer son empreinte en forgeant’ Le Théâtre l’Ouest Parisien’, qu’il régente de 1968 a 1972.


Avant son départ forcé en France, Mohamed Boudia, ce véritable self-made-man tout acquis a la chose didactique, avait une autre passion, la communication ou il a mis sur rail un quotidien du soir communément appelé a l’époque ’ Alger ce Soir ’, suivi de la publication ou plutôt du périodique ‘Novembre’.


‘Enfant’ de la Casbah d’Alger ou il est né le 24 février 1932 ,devenu par la suite un ‘Homme ‘ de toutes les causes Mohamed Boudia, était issue d’une famille modeste, pauvre ,ce qui lui ne lui a pas permis d’aller loin dans ses études ,et ce, vu l’arbitraire, la tyrannie, la ségrégation raciale et l’ injustice qui régnait a l’époque par la puissance coloniale a l’encontre des populations légitimes, ou des Algériens sont devenues des ‘Apatrides’ dans leurs propres pays .


Malgré ces effets difficiles sous l’occupation française, pour un enseignement d’éveil, et surtout pour la survie ont orienté Mohamed Boudia de s’affirmer en face de son milieu, de l’exploiter au mieux de ses intérêts et c’est cet effort qui lui fait découvrir et mettre au point des modes de réaction toujours plus efficaces, plus nuancés, plus maniables dont l’intelligence est l’expression la plus parfaite. En alliant le théâtre, grâce à feu Mustapha Gribi, à l’instar de ces compatriotes, il épouse la cause nationale en militant dés son jeune âge dans l’avant scene du patriotisme authentique. La guerre de libération amorcée, Mohamed Boudia rejoint les rangs du front de libération national –fédération de France, où il entame des actions résolus a la hauteur de l’événement de cet homme pour la cause nationale, où il sera arrêté et condamné par le colonialisme français a une peine de 2O ans de prison . L’évasion réussi des geôles du colonialisme, à vu Mohamed Boudia s’envoler vers Tunis pour allier la troupe théâtrale du front de libération nationale tout en restant fidele a la ligne de conduite pour a la cause du serment de Novembre, d’ailleurs indissociables en associant sa vocation du théâtre et l’amour a sa patrie. La perception est action, pour Mohamed Boudia le théâtre est aussi une arme redoutable pour combattre l’ennemi d’une disposition psychologique et dont la tache est lourde de reconnaissance.
Dans les années 63, c’est-à-dire quelques temps après l’indépendance de notre pays des jougs du colonialisme français, Mohamed Boudia s’illustra a forger une panoplie pièces théâtrales jusqu’à une dizaine en un laps de temps pour le ‘TNA’, et ce, malgré les moyens de bords mis a la disposition du théâtre a l’époque et dont l’œuvre artistique lui été confié, a primé dans ce domaine. 


La tache à accomplir est lourde, reconnaissons –le. Rares sont les hommes qui, surtout les artistes a l’époque qui, même portaient l’Algérie dans leur cœur, connaissaient parfaitement que le rôle du théâtre avant et après l’indépendance était un moyen de sensibilisation et mobilisation des masses pour les impliquer mieux a la cause.


Il crée à cet effet ‘les trains culturels’ qui parcourent le pays dans tous les itinéraires, en présentant des spectacles a travers les villes et communes, et ce, jusqu’aux coins les plus isolés pour entrainer la population a fascination des planches que souhaitait présenté le Martyr Mohamed Boudia.
Il y a de cela quarante et un an, un inévitable 28 juin 1973 est tué a Paris assassiné Mohamed Boudia par les services secret Israélien’ Mossad’ en collusion avec les services de la direction des services territoriales ’DST’, qui auraient piégé sa ‘Renault 16’, qui avait embrassé haut et fort sa cause pour que vive la Palestine. 


Un double martyr, de la cause pour une Algérie libre et pour la cause palestinienne, qui demeure a ce jour, c’est-à-dire après 41 ans après son lâche assassinat, grand un inconnu ,voir même ignoré de la part de ceux qui sont autour de la table. N’est-il pas vrai que nul n’est prophète dans son pays !


Manseur Si Mohamed pour l'ODH Tizi-Ouzou

Repost 0
Published by Manseur Si Mohamed - dans Contribution
commenter cet article
17 mars 2014 1 17 /03 /mars /2014 14:29

Stop Torture

ODH Tizi-Ouzou: Au moment où notre pays est engagé dans un processus de consolidation de l’état de droit, son acceptation sans réserves des mécanismes de contrôle établis dans la convention donnerait au geste d’adhésion à notre nation toute sa signification.


Le terme torture désigne tout acte par lequel une douleur ou des souffrances aigues physiques ou mentales, sont intentionnellement infligées a une personne aux fins notamment d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a fait ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne, ou tout autre motif fondé sur ne forme de discrimination quelle qu’elle soit. Lorsqu’une telle douleur ou de telles souffrances sont ordonnées par un agent de la fonction publique ou toute autre personne agissant à titre officiel ou à son instigation ou avec son consentement express ou tacite. La torture, ce terme ne s’étend pas à la douleur ou aux souffrances résultant uniquement de sanctions légitimes, inhérentes à ces sanctions ou occasionnées par elles.
Notre pays, qui a signé la convention contre la torture et autres peines cruels, inhumains ou dégradants le 26 Novembre 1985 a signé et ratifié officiellement son adhésion en date du 12 Septembre 1989 ou le représentant du gouvernement Algérien avait déclarer, conformément a l’article 21 et 22 de cette convention onusienne, qu’il reconnaît la compétence du comité contre la torture pour ’recevoir’ et ‘examiner’ des communications dans lesquels un état partie ne s’acquitte pas de ses obligations au titre de la présente convention. Mais également, qu’il reconnaît la compétence du comité pour recevoir et examiner des communications présentées par ou pour le compte de particuliers relevant de sa compétence qui ‘ prétendent ’ être victimes d’un manquement par un état partie, des dispositions de la convention.


Légalement, la torture est bannie d’Algérie, et ce, depuis que notre pays à approuver a la convention des nations unies, adoptée le 10 décembre 1984. Elaborée à l’initiative des états nordiques et avec la participation active de plusieurs autres pays dans le monde, le texte se veut un large pacte international contre la torture.


A partir de la, chaque état doit veiller a ce que tous les actes de torture conforment des transgressions au regard de son droit pénal, il en est de même de la tentative de pratiquer la torture ou tout acte utilisé par n’importe quelle personne qui constitue une connivence ou un concours a l’acte de torture.


Au plan interne, notre pays a consacré les droits de l’homme et les libertés dans ses textes fondamentaux et dans sa législation .Les violations à ces droits ainsi que les atteintes physiques ou morales à l’intégrité de l’être humain ont été érigés en principes constitutionnels. Le code pénal algérien punit formellement la torture .Le code de l’organisation pénitentiaire et de la rééducation qui détermine le traitement applicable aux détenus, garantit ces derniers contre toute atteinte a leur intégrité. La législation nationale se trouve être ainsi en harmonie avec les fondements définis par la communauté internationale s’est assignée. 


Pour conclure, le but de ladite convention est d’assurer une application plus efficace de l’interdiction existante de la pratique de la torture ou traitements analogues. Au fil des événements, on se demande ou se situe la faille de cette entrée en vigueur de la présumée convention signée et ratifiée par notre pays un certain 26 novembre 1985 ?


Manseur Si Mohamed pour l'ODH Tizi-Ouzou

Repost 0
Published by Manseur Si Mohamed - dans Contribution
commenter cet article
6 août 2013 2 06 /08 /août /2013 01:07

Il y a bien des choses que nous pouvons retenir de l’événement d'aujourd'hui. 

Mais d'abord un petit rappel.
La constitution algérienne de 1996, amendée en 2002 et 2008 dit ceci:

- Article 34 - L’Etat garantit l’inviolabilité de la personne humaine.
Toute forme de violence physique ou morale ou d’atteinte à la dignité est proscrite.
- Article 35 - Les infractions commises à l’encontre des droits et libertés, ainsi que les atteintes physiques ou morales à l’intégrité de l’être humain sont réprimées par la loi.
- Article 36 - La liberté de conscience et la liberté d’opinion sont inviolables.

Ces articles protègent la conscience et la dignité de l'individu. Y compris l'algérien catholique, boudhiste, mécréant, athé, agnostique, chrétien, juif, boudhiste etc.
Et qui a le droit de ne pas être musulman, parce qu'il existe une liberté de conscience dans la constitution.
Selon ces articles de la constitution et non pas d'une loi annexe, l'algérien a le droit de ne pas jeûner. 
C'est son droit le plus absolu. Les walis n'ont pas le droit de faire fermer les lieux publics comme les restaurants et les cafés.
Selon la constitution.
Selon la constitution de la république, et parce que et tant que l'Algérie n'est pas un califat, du moins par cette constitution, les gendarmes, les policiers, les juges, les procureurs de la république, les ministres et même le président de la république ne peut pas arrêter ou faire arrêter une personne qui ne respecte pas le jeûne du ramadan. 
Jeûner ou ne pas jeûner est une affaire de conscience. Pas de loi.
Il n'existe aucun texte de loi - et la loi se doit d'être claire et sans multiples interprétations - qui stipule que de ne pas jeûner est un délit.
Socialement, selon les traditions, il se peut que cela soit mal perçu ou vu comme une provocation vis-a-vis de la société.
Mais ça n'est en aucun cas une atteinte aux mœurs. L'atteinte aux mœurs est claire et concerne certaines pratiques dangereuses et nocives pour les autres dans la société. Et c'est en l'absence de loi claire, absence justifiée par le droit liberté de conscience, que des personnes, des responsables, des juges ont condamné des non-jeûneurs en Algérie. 
Ils ont eux-mêmes commis un crime contre la constitution et contre la liberté de conscience. 
La seule chose que fait un non jeûneur c'est de créer une "tentation" pour les jeûneurs qui doutent de leur détermination et enfin de compte de leur foi.
Auparavant, dans notre société, il y avait des gens qui ne jeûnaient pas. Ils le faisaient discrètement ou en public - il y avait des cafés et des restaurants ouverts pendant la journée durant le ramadan - et personne ne les arrêtait, et personne ne les jugeait.
Même les gens les acceptaient. La société algérienne était tolérante.
L'islam en Algérie était tolérant.
Et puis, quand les gendarmes sont entrés dans un lieu fermé, pour arrêter des gens qui déjeunaient, ou quand des jeunes l'année passée se sont retrouvés dans un tribunal, condamnés pour n'avoir pas respecté le jeûne, qu'avons nous fait?
Avons nous sorti la constitution pour les défendre?
Avons nous réclamé leur libération au nom de la liberté de conscience?
Avons nous réfléchi e terme de tolérance et de justice?
Non! Nous n'avons rien fait. Ils ont subi la question, les coups, les insultes.
Et nous n'avons rien fait. jeûneurs ou non-jeûneurs pour faire respecter notre droit à tous, notre constitution. Comme nous ne faisons rien contre la corruption - citée et interdite par la constitution.
Parce que nous avons peur du bâton du système. Et nous avons peur des islamistes violents qui pourraient nous égorger.
Mais par contre, sachant que les gens qui vont déjeuner à Tizi-Ouzou, à Aokas ou ailleurs ne sont que de simples citoyens qui ne commandent pas aux bâtons de la répression et n'ont pas tendance à égorger en criant des prières, nous nous permettons de les juger, de trouver qu'ils provoquent, de considérer qu'ils ont commis un acte moralement répréhensible.
Leur acte eut été répréhensible si la constitution était respectée. Si nous avions défendu les faibles et les victimes de l'injustice.
En fait, nous sommes devenus intolérants.
Notre vision, notre vie de l'islam est devenue intolérante.

Lamine Badaoui 

Repost 0
Published by ODH Tizi-Ouzou - dans Contribution
commenter cet article
4 août 2013 7 04 /08 /août /2013 10:12

immolations-algérieقام مجموعة من المواطنين البارحة بولاية تيزي وزو بتنظيم تجمهر للتنديد بالمضايقات التي يتعرض لها المواطنون المفطورون في رمضان، ففي العام الماضي تعرض شاب في هذه الولاية للضرب المبرح من طرف الشرطة لأنه فوجئ يتناول الماء في شهر الصوم. و في هذا الشهر قامت قوات الدرك بمداهمة مقهى يفتح أبوبه نهارا في إحدى قرى تيغزيت. و في عام 2011 قامت قوات الشرطة بمداهمة ورشة بناء و اقتياد مواطنين كانا يتناولان الفطور  للعدالة، أحدهما صرح أنه مسيحي الديانة. فإن كان الإسلام ينص أن الله عز وجل يقول " كل عمل بني أدم له، إلا الصوم فإنه لي و أنا أجزي به" فكيف لمصالح الأمن أن تمنح نفسها ما ليس من صلاحياتها من مساءلة و محاسبة من لم يؤدي فريضة من فرائض الإسلام الخمسة؟ فهذا التجمهر أتى للتنديد بهذه الممارسات التي تعتبر تدخلا في الحياة الشخصية للمواطنين شارك فيه قرابة 300 شخص قام بعض منهم بتناول الطعام نهار رمضان علانية. و التجمهر و اختلاف المذهب حقان من الحقوق التي يكفلها الدستور الجزائري و النصوص الدولية التي التزمت الجزائر بتطبيقها.

مر التجمهر دون قمع من مصالح الأمن أو حدوث أي مناوشات مع الموطنين، فقد كان من الصائمين من شارك في التجمهر تعبيرا منهم عن مساندتهم لمبدأ حرية المعتقد وللقول أنه بالإمكان للمسلم التعايش جنبا لجنب مع من لا يشاركه لا الرأي و لا المعتقد. فبهذه المنطقة و منذ القدم استمتع الناس بحرية اختيار ما سيكونون عن قناعة.

بالرغم من هذا إلا أن الحدث عرف تغطية إعلامية مكثفة و تلته العديد من التعاليق. فمن لم يكن يهتم لأمر ألاف الشباب الجزائري  الذي يلقي بنفسه في عرض المتوسط بحثا عن الأمل لكنه يتحول لطعام للسمك، و لا لمئات الآلاف من الجزائرين الذين لا يجدون سريرا بالمستشفيات للعلاج بكرامة أو حتى يتوفون لعدم توفر قرص دواء، و لا للفضائح المتتالية  من فساد و نهب و سلب لأموال الشعب من أطراف في أعلى هرم السلطة، و لا لوضعية المواطنين الذين بلغ بهم اليأس لتحويل أنفسهم إلى شعلة ملتهبة في الشوارع العامة أو في الإدارات. من كانوا ساكتين أمام كل هذا، خرجوا من سباتهم و علت أصواتهم للتنديد و استنكار قيام مواطنين بتناول أرغفة خبز و تجرع جرعات ماء نهار رمضان.  فحتى وزير الشؤون الدينية اعتبر الأمر استفزازا. قد يكون هؤلاء المواطنون قد أفطروا في يوم من أيام رمضان، لكن ما يجب أن يعلمه كل من يرى هذا الفعل إهانة أو تعديا له، يجب أن يعلم أن مطاعم كبريات الفنادق بالجزائر تفتح أبوابها نهارا جهارا و ما تقدمه في حاناتها ومطاعمها ليس بساندويتشات بطاطا مقلية و مياه حنفية.

بعض وسائل الإعلام الرسمية منها و غيرها ذهبت حتى للكذب  –و الكذب حرام أشد منه في رمضان- فقالت أن منظمي التجمهر تبشيريون و تحدثت عن تناول مشروبات كحولية من طرف المشاركين، الكلام الذي لا أصل و لا أساس له من الصحة، فمنظمو التجمهر معروفون بانتمائهم لحركة قبائلية راديكالية و ما قيل عن تناول المشروبات الكحولية تكذبه الصور، فالعشرات من الذين أفطرا، لم يتناولوا سوى الماء، المشروبات الغازية أو ساندويشات و منهم من اكتفى بتدخين سيجارة. و بعض منها ذهبت لزرع الفتنة –و الفتنة أشد من القتل-  بأن تهجمت على منطقة القبائل كاملة. صحافة لطالما لم تر و لم تسمع شيئا حينما كانت قوات الأمن تفرق المتظاهرين بمنطقة القبائل بإطلاق الرصاص الحي عليهم و لا حتى حين انعزلت قرى المنطقة عن العالم حينما غطتها الثلوج  منذ عامين.

كتب أحد المعارضين على حسابه في الفايس بوك وراء حاسوبه مع الأنترنيت ذي التدفق العالي –عكسنا نحن- ، كتب  "في بلاد المسلمين تنتهك حرمة رمضان علنا". هذا الرجل الذي لجأ لبلاد الكفار فرنسا من هول ما عاناه في الجزائر نسي أنه في بلاد غير المسلمين التي يعيش فيها، تقبله الأخر بالرغم من اختلافه و سمح له ببناء مسجد و رفع أذان و حتى بالصلاة في الشارع إن لم يتسع المسجد.

في هذا الوقت الذي لا نعرف فيه ما نحن، مجتمع مواطنين أم مجتمع متدينين علينا أن نتذكر مقولة مارتن لوثر  "إن لم نتعلم العيش معا :إخوة فسوف نموت جميعا كأغبياء"

 

ماجيد صراح

Repost 0
Published by Madjid - dans Contribution
commenter cet article
21 février 2013 4 21 /02 /février /2013 13:01

ait mohamed Le déni qui frappe l’identité amazighe dans l’ensemble du sous-continent nord africain reste tenace malgré les avancées de la démocratie sur la planète entière. Hélas, ce déni plonge ses racines dans les profondeurs de notre histoire.


Pendant des siècles, notre société a été politiquement morcelée parce que, pour des raisons liées à la géographie d’une zone très montagneuse, aucun pouvoir central n’a pu émerger durablement son autorité sur toute la région. Elle sera la proie de visées annexionnistes externes qui ne la maitriseront que d’une façon limitée et superficiel. Ainsi à chaque époque – carthagi noise, romaine, vandale, byzantine, arabe, turque, française-, les parties conquises se retrouvent en opposition avec celles restées insoumises. Ces tensions renouvelées à chaque époque saper ont la cohésion de la communauté amazighe, mais les valeurs fondamentales de liberté resteront pérennes. 

Malgré la nuit coloniale, notre peuple a su mobiliser ses ressources morales, pour résister, faire avancer ses idéaux et reconquérir son indépendance. 

Hélas, une vision politique étriquée a voulu attribuer ce mouvement d’émancipation à une culture arabo-islamique et a engagé tout le s/continent africain dans une arabisation effrénée et forcenée que justifierait la foi en l’islam. Et revendiquer l’identité amazighe devenait sacrilège. 

Il y a un peu moins de 20 ans, en Algérie, le Haut Commissariat à l’Amazighité a voulu organiser une semaine culturelle à Batna, il lui fut répondu par une obscure association locale, actionnée par des instances au pouvoir, « le prophète est arabe, le coran a été révélé en langue arabe, la langue en usage au paradis est l’arabe » et par conséquent il est inadmissible de discuter dans un idiome qui ne présentait aucun intérêt. Cet « idiome » n’avait même pas l’honneur d’être la langue de l’enfer. 

Inlassablement, l’amazighité est présentée comme facteur de division de la nation « Ben Bella en 1962 à partir de la Tunisie, Boumedine en 1973, Chadli dans les années 1980, Bélaid Abdeslam qui déclara- je suis arabe parce que je suis amazigh- Bouteflika qui relaya Chadli, Marzouki le Tunisien en décembre 2012 sur TV5 Monde, etc.…. », Une cinquième colonne au service de l’étranger, un ennemi intérieur, une apostasie de l’islam, cela pour sauve garder une pureté idéologique voir ethnique. 

Pourtant, la première république qui ait porté le titre d’islamique à été celle instituée par Abdel krim au Maroc. L’événement sera jeté dans un trou de mémoire dans les manuels scolaires parce qu’il ne s’agissait pas d’un état intégriste. On ne saura pas que malgré la victoire mémorable, d’Anoual Abdelkrim, n’a jamais été tenté de se proclamer émir, son crédo était le combat anticolonial et contre les forces obscurantistes. 

La haine de soi a atteint des sommets lorsque les dépouilles de deux colonels –Amirouche et Haouès- tombés les armes à la main ont été séquestrés dans les sous sols d’une caserne en Algéri e parce que l’un était kabyle et l’autre chaoui donc d’extraction berbères, il fallait absolument les mettre aux oubliettes, même morts, et réduire ainsi leur aura ! 

Rien ne sert de relater les multiples exactions dont a souffert la revendication amazighe juste pour noter qu’elle a été réduite à l’état de folklore, que son enseignement a reculé : il est resté facultatif, soumis à une autorisation paternelle de l’apprenant délivrée après moult tracasseries, victime de restrictions budgétaires. Dans les médias l’obstruction est systématique, il n’y a pas de 


journaux dans cette langue. Pendant quatre décennies, la radio, puis plus tard la télévision (chaine 4) ont été confiées à des équipes dominées par les intégristes. Le directeur de la chaine 4 était un obsédé qui harcelait toutes les femmes recrues et éliminait toutes les bonnes volontés qui pouvaient promouvoir l’amazighité. Pendant qu’il s’sévissait à la radio, il était intouchable. A 74 ans, une plainte, la seule qui ait abouti, il a été condamné à 6 mois de prison avec sursis. Les autorités ont pu se dédouaner. Le sabotage des médias a été le fait d’un kabyle désaxé sexuel. 

Il est vrai que ça et là, des changements ont été notés, mais ils furent d’avantage la résultante des nouvelles technologies de la communication qui rendent plus dure la sencure. 

Politiquement nos pays sont restés réfractaires à toutes avancées significatives de l’amazighité. A chaque fois il ne s’agissait que de la poudre aux yeux. 

En vérité, les militants amazighs, sont traités de parias et de fauteurs de troubles à l’unité nation ale par un pouvoir lui même amazigh du moins au plan historique et sociologique. Il est indéniab le que cette façon de procéder est source de tous les périls car la cohésion sociale fissurée, toute perspective politique reste bloquée. Aucune nation ne se construit dans le mépris de sa propre identité et dans la haine qui en résulte. 

Pareille forfaiture ne peut que paralyser notre participation à la marche de l’histoire, entraver toute dynamique de développement économique et sociale et encourager l’expansion de la société de prédation. 

Les militants de l’identité amazighe refusent ce funeste présage, ils veulent un sous-continent nord africain dont la valeur cardinale est l’honnêteté et le travail. Nous avons les potentialités requises pour réussir l’opération : « il ne faut pas pleurer les horizons perdus, il faut savoir des horizons nouveaux » affirmait Mouloud Mammeri qui avait l’espoir cheville au corps. 

Notre société aujourd’hui effondrée nous importons tout…..y compris notre identité, doit se ressaisir : notre histoire n’est ni meilleure, ni pire que celle des autres peuples, nos capacités intellectuelles sont identiques aux leurs, il nous manque la volonté politique. Elle sera au rendez-vous avec une haute conscience de nos déficiences et aussi des impératifs qu’exige la construction d’une société performante. 

C’est là un combat de justes qui n’a surtout pas besoin de violence pour vaincre. Il a besoin d’esprits éclairés, enracinés dans leur histoire et leur terroir. L’effort que nous devons entre prendre est un effort sur nous même. Nul besoin de récriminations sur un ennemi extérieur. Si ennemi, il y a, il est en nous. Il est difficile de l’extirper, mais le fait que nous en débattons aujourd’hui annonce une victoire. D’ores et déjà nous avons rejeté « le rêve insensé » pour des constructions plus rationnelles, de construction de notre temps. 
Madjid Ait Mohamed
Repost 0
Published by ODH Tizi-Ouzou - dans Contribution
commenter cet article
26 janvier 2013 6 26 /01 /janvier /2013 17:00
Hadj-SmaïnNotre Algérie meurtrie a trahi son histoire, ses valeurs et ses principes. Il y a de notre silence qui nous rend complice du  régime à la faillite sanglante et d’une politique au bilan effroyable.
Ce système inconscient  responsable du malheur de notre peuple  refuse l’alternative démocratique,  la légitimité populaire et préfère  pour sa survie, la fuite en avant et la fraude électorale doublées d’une alternance clanique suicidaires pour notre patrie.
Notre peuple est-il condamné à subir cette dramatique et misérable situation cinquante ans après que nos parents nos amis (es) et nos chers compatriotes aient chèrement arraché notre  indépendance. Une indépendance confisquée deux ans après par les militaires.(19 juin 65)

La situation est grave et la Nation est au bord d’un suicide collectif. L’avenir de notre chère patrie dépend des puissances étrangères. Notre pays a perdu depuis bien longtemps sa souveraineté avec une stratégie du pouvoir qui fabrique des pantins politiques et des institutions factices qui ne représentent pas la société.
J’en appelle : Aux citoyennes et citoyens
Le drame que vit encore notre pays doit susciter en nous, politiques et intellectuels un véritable examen de conscience. Nous devons faire cesser les affres de l’humiliation et de l’injustice et devenir maitres de notre destin. L’Algérie appartient  à toutes les algériennes et algériens qui lui vouent un amour possessif et indéfectible.  Un pays de plus d’un million de Chouhada.

Nous avons le devoir, devoir de toutes  citoyennes et citoyens libres, de nous  libérer de cette horde de destructeurs, (Moufsidine)  gangrénés par la corruption, le népotisme et le régionalisme. Aucune barrière infranchissable ne doit nous séparer. Démocrates, socialistes, capitalistes, Islamistes, Communistes, étudiants, ouvriers, nous devons nous unir (Union de l’esprit et du corps) et œuvrer ensemble dans la sérénité pour un changement radical et pacifique de régime.

Mes chers compatriotes

Mobilisons-nous et puisons dans nos ressources patriotiques et militantes afin de contribuer, chacun avec ses moyens pacifiques de militant à atteindre les rivages de la paix, de la liberté, et de la véritable réconciliation nationale.

J’attends sur la toile l’avis de chacun de vous.
Votre humble serviteur
Hadj SMAIN
Militant des droits de l’Homme
Repost 0
Published by Hadj SMAIN - dans Contribution
commenter cet article

Recherche