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17 mars 2013 7 17 /03 /mars /2013 17:51

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Sans jeter la pierre à aucune personnalité physique, le conférencier n’est cependant pas allé avec le dos de la cuillère pour signaler certains dysfonctionnements dans l’application des lois internationales lesquelles priment sur les lois nationales. Dans le même contexte, le conférencier le « paradoxe » flagrant entre le fait que l’Algérie ait signé les conventions et pactes internationaux et cette réalité du terrain que d’aucuns ne cessent de décrier.

 

En conformité avec ses missions et prérogatives portant sur la défense et la promotion des droits de l’homme en Algérie, la Maison des droits de l’Homme et du Citoyen de Tizi-Ouzou a organisé aujourd’hui au niveau de son siège une conférence à l’endroit des avocats stagiaires et des étudiants en droit une conférence autour du thème « surveillance et observation du procès ».

Et l’invité devant animer cette conférence n’est autre que le célèbre avocat auprès de la cour de Tizi-Ouzou, Me Hakim Saheb, connu également comme enseignant de droit à la faculté de droit à l’université Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou et militant et défenseur acharné des droits de l’Homme. Fort de sa maîtrise des notions du droit algérien et du droit international, le conférencier les différents mécanismes du droit pénal, droit civil avec pour toile de fond le droit du citoyen algérien à travers la justice.

 

Quel est le rôle de la justice pour garantir son droit au citoyen algérien ou tout simplement au citoyen vivant en Algérie ? Quel impact ou quelle est la corrélation entre la loi internationale avec la loi nationale ? Quel est le pouvoir réel du magistrat algérien ? Comment agir pour que la justice algérienne agisse en toute impartialité ou tout simplement en toute « indépendance » ? Quel est le statut actuel du magistrat algérien et comment devra être son statut pour que « réellement » justice soit appliquée pour tous et toutes ? Voilà quelques unes de la multitude de questions auxquelles Me Hakim Saheb a apporté à l’occasion de rendez-vous des réponses et des éclairages. Sans jeter la pierre à aucune personnalité physique, le conférencier n’est cependant pas allé avec le dos de la cuillère pour signaler certains dysfonctionnements dans l’application des lois internationales lesquelles priment sur les lois nationales.

Dans le même contexte, le conférencier le « paradoxe » flagrant entre le fait que l’Algérie ait signé les conventions et pactes internationaux et cette réalité du terrain que d’aucuns ne cessent de décrier.

 

Sur ce même volet, l’assistance, attentionnée, a pu comprendre les raisons du magistrat qui « obéit à sa conscience » dans le jugement n’applique pas cette loi dite « internationale ». « Il y a un déficit en matière de publication », a assuré le conférencier qui ajoute : « le magistrat ne peut connaître une loi et s’imprégner d’elle que si elle est publiée au journal officiel ». Se voulant encore plus explicité, M° Hakim Saheb affirme qu’il est quasiment impossible au magistrat de connaître toutes les lois élaborées par des organisations et organismes internationaux d’où donc la « nécessité pour les services compétents de l’Etat algérien de les publier et les mettre à la disposition de tout un chacun ».

Et pour combler cette « lacune », le conférencier a plaidé à ce que les militants des Droits de l’Homme fassent des recherches dans ce sens et militent à les rendre applicables sur le terrain ! ».

 

A l’issue des débats, le conférencier a eu également l’occasion d’expliquer une multitude de concepts ayant trait à la justice à l’exemple de la durée légale de la garde à vue, la détention provisoire etc. Notons enfin que Me Hakim Saheb a déclaré que « l’Algérie compte beaucoup de compétences en matière de droit ». « Beaucoup de nos hommes et femmes sont de notoriété internationale et leurs interventions sont sollicitées de par le monde », a conclu le conférencier.

 

Source: Tamurt.info

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Published by ODH Tizi-Ouzou - dans LADDH
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