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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 01:11

La femme a été au centre d’un débat dernièrement au Centre de documentation en droits de l’homme (CDDH) de Béjaïa qui a abrité une rencontre sur “Le genre et le leadership féminin” et qui s’inscrit dans le cadre du projet porté par le collectif Unis-Vers de Mostaganem et soutenu par la fondation Friedrich Ebert. 


Un projet qui  consiste pour la plus grande partie en une caravane féministe dans le centre algérien où des jeunes femmes sont initiées aux notions de citoyenneté, genre et féminisme et du leadership citoyen. Le débat qui a été axé sur la condition de la femme algérienne, a été l’occasion pour les participants de donner leurs avis sur le sujet, de donner un aperçu sur les difficultés auxquelles font face les femmes algériennes dans leur combat pour l’égalité et de souligner les pesanteurs sociales et culturelles qu'elles subissent. Attika Belha, du collectif Unis-Vers, qui a eu à définir les contours du projet “Le genre et le leadership féminin” et à rappeler l’historique du combat de la femme dans le monde et en Algérie, a soulevé la contradiction entre le code de la famille et la Constitution algérienne qui garantit l’égalité entre tous les citoyens. Selon elle, cette contradiction s’étend aussi à la Déclaration universelle des droits de l’homme ratifiée par l’Algérie. Le combat aujourd’hui consiste, selon elle, à pousser l’État à lever toute les réserves émises lors de la ratification  des conventions relatives aux droits de la femme.  


Le coordinateur de la CDDH, Saïd Salhi, qui a eu à intervenir lors du débat, a rappelé que “la condition de la femme reste un indicateur important dans le combat pour les droits de l’homme”. Tout en estimant qu’en “terme d’approche, il faut beaucoup plus avoir une approche globale, qu’une approche sexiste homme-femme”, il dira que “poser ce problème en termes sexiste, c’est aller vers les excès”. “On a souvent posé le problème de la femme par opposition à l’homme alors que le problème est un problème de société et de culture”, a-t-il précisé. À ce titre, il rappellera que  les traditions sont parmi les freins à l’émancipation de la femme. L’orateur qui reconnaÎtra que certains espaces ont été conquis par la femme algérien comparativement à d’autres pays arabes, dira qu’“aujourd’hui, il s’agit de préserver et de consolider ces espaces et de sauter les verrous”.

 

In Liberté

 

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Published by ODH Tizi-Ouzou - dans Associations ONG
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