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30 septembre 2012 7 30 /09 /septembre /2012 21:11

El Mehdi Medjana, né le 24 janvier 1966, commune de Seddouk (Béjaïa)

Le 28 avril 2001 vers 14h00, à côté de la salle omnisports de Seddouk, à 300 mètres de la brigade de gendarmerie, la victime

a été tuée par un gendarme qui pourchassait les manifestants, de 3 balles dans la poitrine. Deux balles sur le flan droit et une

troisième sur le flan gauche.

Djamel Boukheddad, né le 13 octobre 1986, commune de Seddouk (Béjaïa)

Le 25 juin 2001, à 40 mètres de la brigade de gendarmerie de Seddouk, à côté du portail du CEM, le sergent-chef de la

gendarmerie locale, du nom de Issam, était posté en haut de la brigade quand, vers 19h00, il a tiré sur la victime. Djamel a

été touché de trois balles dans le dos.

Hamened Youcef, né le 14-03-1980, commune de Mekla (Tizi-Ouzou)

Le samedi 28 avril 2001 et au lendemain des affrontements qui avaient fait une quinzaine de morts à Azazga et Larbaâ Nath

Algérie : La répression du Printemps Noir (avril 2001 - avril 2002)

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Irathen, les jeunes de Mekla ont voulu organiser une marche pacifique pour dénoncer la répression. Cet attroupement s'est

rapidement transformé vers 9h00 en émeute suite à l'intervention des gendarmes. À l'arrivée des brigades d'intervention antiémeutes,

vers 9h50, un des gendarmes, du haut de la terrasse de la gendarmerie, a tiré sur Hamned Youcef, alors qu'il se

trouvait à 100 mètres de la brigade. Hamened Youcef a reçu une balle dans le dos au niveau de la cage thoracique.

Guermah Massinissa, né le 06 mai 1981, commune de Beni Douala (Tizi-Ouzou)

Lors d'une altercation, le 18 avril 2001 entre des jeunes du quartier de Guermah et des jeunes d'un autre village, les

gendarmes, dans une voiture banalisée " Laguna ", faisaient une descente et embarquaient Guermah après l'avoir battu.

Arrivée à l'intérieur de la gendarmerie, la victime a été mise, en compagnie de Kceila, dans un bureau avec un gendarme armé

d'un kalachnikov. C'est à l'intérieur de ce bureau que Guermah Massinissa a été grièvement blessé suite à une rafale de

Kalachnikov tirée à bout portant. Il a succombé à ses blessures le 20 avril 2001.

Ahmane Mourad, 33 ans, commune de Tizi Rached (Tizi-Ouzou)

Le 28 avril 2001, vers 12h30, Ahmane a été tué d'une balle dans la tête par un sniper qui était posté, à 50 mètres de là, sur

la terrasse de la brigade de la gendarmerie de Tizi Rached. D'après les témoins, le tireur s'appelle Nabil et avait déjà eu

auparavant, une altercation avec la victime.

Hammache Arezki, 31 ans et Belkalem Mouloud, 31 ans, commune de Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou)

Les deux victimes étaient devant le siège de la SEMPAC à 150 mètres de la brigade de gendarmerie.

Vers 15h30, les premières rafales, qui ont été tirées de la terrasse de la gendarmerie, ont touché le jeune Hammache Arezki

aux genoux. Belkalem -une autre victime- s'est précipité pour lui porter secours quand lui aussi a reçu une balle à la jambe

gauche et a tenté de le sauver quand même. Les gendarmes se sont précipités sur Mouloud Belkalem et l'ont achevé d'une

balle dans la nuque et Hammache Arezki d'une balle dans le dos.

Daïd M'barek, né le 03 septembre 1983, commune de Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou)

Le 28 avril 2001, entre 15h00 et 15h30, à 200 mètres de la brigade de gendarmerie, alors que les gendarmes chargeaient

sur les manifestants en tirant avec des balles réelles, un sniper du haut de la terrasse tirait sur Daïd M'Barek et le touchait à

la tête.

Khennache Mohand Ou Idir, né le 08 janvier 1976, commune de Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou)

Le 28 avril 2001, Khennache était parmi les manifestants, à 200 mètres de la brigade de gendarmerie quand il a reçu, vers

15h30, une balle, tirée du haut de la terrasse de la gendarmerie, au niveau du thorax.

Mokrab Olbane, né le 14 mars 1978, commune de Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou)

Mokrab Olbane a été touché à la mâchoire par un tir de sniper, vers 15h30, alors qu'il se trouvait à une cinquantaine de mètres

de la gendarmerie, sur la route qui mène vers le village de Taourirt. Il a succombé à ses blessures. Deux jours avant, Mokrab

avait été arrêté par les gendarmes, puis torturé avant d'être relâché.

Lamini Samir, né le 25 mai 1982, commune de Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou)

Lors des affrontements entre forces anti-émeutes de la gendarmerie et manifestants le 19 juin 2001, le jeune Lamini Samir

était dans un face à face avec les gendarmes. Entre 18h30 et 19h00, les gendarmes ont chargé sur les manifestants avec

leur camion chasse neige heurtant la victime. Lamini a été blessé et a essayé de se dégager pour fuir le camion, le conducteur

a fait marche arrière pour écraser le jeune manifestant alors qu'il était par terre. Lamini est mort sur le coup. Les gendarmes

ont pris le corps par les pieds et l'ont traîné sur plusieurs mètres.

Boughrera Arezki, né le 24 août 1937, commune de Draâ Ben Khedda (Tizi-Ouzou)

Le 28 mai 2001, vers 20h00 la victime était sortie de chez elle, quand les gendarmes ont investi le quartier avec leur fourgon.

Le tireur a sauté du camion, s'est mis à genoux et a tiré sur Boughrera.

Akkouche Abdelaziz, né le 9 novembre 1977, commune de Tadmaït (Tizi-Ouzou)

Lors d'un attroupement devant la gendarmerie pour demander le départ des renforts le 28 mai 2001. Vers 15h00, les

Algérie : La répression du Printemps Noir (avril 2001 - avril 2002)

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gendarmes ont chargé sur les manifestants en tirant, de la terrasse de la brigade. Un des gendarmes a tiré une balle sur la

victime et l'a touchée en pleine poitrine. Alors que la victime était allongée par terre, les gendarmes ont continué à tirer sur

lui. La victime a été touchée à 160 mètres de la brigade de gendarmerie du côté sud, sur la route du village de Tazmalt.

Hamidchi Mohamed, né le 05 février 1972, commune de Tadmaït (Tizi-Ouzou)

Le 28 mai 2001, alors que les gendarmes chargeaient sur les manifestants, Hamidchi s'est rapidement mis à l'abri, alors que

le tireur, un gendarme -noir de peau-, a posé son fusil (un Séminov) sur une murette. Hamidchi était caché à quelques mètres

de lui. Dès que les coups se sont arrêtés, la victime est sortie de sa cachette pour fuir. C'est là que le tireur a tiré un coup de

feu en sa direction. Il a été touché à la nuque, alors qu'il était à 150 mètres de la brigade de gendarmerie de Tadmait, du côté

nord sur la rue Ali Bennour à côté du CEM Bayou.

Didouche Ferhat, 14 ans, commune de Draâ El Mizan (Tizi-Ouzou)

Le jeune Didouche Ferhat a été tué lors des manifestations de Draâ El Mizan du 21 juin 2001 par les gendarmes de Draâ El

Mizan à 200 mètres de la brigade dans un champs.

Khalfouni Kamel, né le 10 avril 1973, commune de Draâ El Mizan (Tizi-Ouzou)

Le 21 juin 2001, une cinquantaine de gendarmes sortaient de la brigade pour faire fuir les manifestants, lançant des bombes

lacrymogènes et avec des tirs à blanc. À 300 mètres de la caserne de la gendarmerie et sans que personne ne s'y attende des

gendarmes ont tiré avec des balles réelles faisant 19 blessés. Khalfouni a succombé à ses blessures.

Chaïbet Hocine, 16 ans, commune d'Ait Yahia Moussa (Tizi-Ouzou)

Le 28 avril 2001, au moment où les manifestants s'en sont pris au siège de la gendarmerie tout neuf sans gendarmes à

l'intérieur, le chef de la garde communale de Draâ El Mizan a ordonné, vers10h30, à ses gardes communaux de tirer sur la

foule. Chaibet Hocine a pris la fuite avec les manifestants. Quelques mètres plus loin, il a reçu une balle en plein abdomen.

Amrar Tahar, né le 24 mars 1972, commune de Fréha (Tizi-ouzou)

Le 27 avril 2001, la victime avait travaillé toute la journée. Vers 18h00, il partait au village de Fréha. Arrivé sur place, il a vu

des manifestations. Il s'est approché pour voir de près. Il était à découvert, à 200 mètres de la caserne de la gendarmerie de

Fréha quand il a reçu une balle en pleine tête.

Irchene Kamal, né le 16 février 1974, commune de Azazga (Tizi-Ouzou)

Le 27 avril 2001 vers 15h00, la victime était parmi les manifestants, dans la rue de Istiklal devant l'immeuble de Ben Amara

à 150 mètres de la brigade de gendarmerie. Alors qu'il portait secours à un blessé, il a reçu une balle dans le dos du côté du

coeur. Le tireur était posté sur la terrasse d'un particulier " Guessam " à une quarantaine de mètres de la brigade.

Mallek Kamel, né le 30 septembre 1977, commune de Azazga (Tizi-Ouzou)

Le 27 avril 2001, à 80 mètres de la brigade de gendarmerie dans la rue de Istiklal, la victime était parmi les manifestants

lorsqu'il a reçu une balle en plein coeur vers 15h00 et a succombé à sa blessure à 16h30. Le tireur était posté sur la terrasse

d'un particulier " Guessam " à une quarantaine de mètres de la brigade.

Mehadi Mustapha, né le 27 janvier 1971, commune de Azazga (Tizi-Ouzou)

Mehadi était en dehors des manifestations, il observait sur le Bd Emir Abdelkader à 200 mètres de la brigade de gendarmerie et

au moment où des tirs ont été entendus, les manifestants et la victime ont pris la fuite. C'est là que Mehadi a reçu vers 15h30

trois balles dans le dos. Le tireur était posté sur un immeuble d'un particulier "Guessam" à une quarantaine de mètres de la

brigade. Il était seul.

Mouter Sofiane, né le 29 janvier 1981, commune de Azazga (Tizi-Ouzou)

Mouter faisait partie des manifestants qui ont été tués sur le Bd Emir Abdelkader par un gendarme sniper. Mouter a été touché

d'une balle en plein visage le 27 avril 2001 vers 16h00.

Algérie : La répression du Printemps Noir (avril 2001 - avril 2002)

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Bouguerra Rachid, né le 10 juillet 1975, commune de Boghni (Tizi-Ouzou)

Le 27 avril 2001, des affrontements étaient centralisés au niveau de la brigade de gendarmerie de Boghni. Vers 18h00, les

manifestants se sont orientés vers la caserne de la BMPJ29, où des policiers étaient déjà postés. Pendant que les manifestants

mettaient le feu à un pneu, d'autres policiers sont arrivés de la Daïra par-derrière en tirant des rafales en l'air. C'est là que

Rachid Bouguera a reçu une balle. Le tireur portait une cagoule et faisait partie de la BMPJ.

Arkam Salem, né le 13 novembre 1983, commune de Boudjima (Tizi-Ouzou)

Le 28 avril 2001, vers 10h00, les gendarmes ouvraient le portail pour sortir. A la vue des gendarmes armés en position de tir

les manifestants se sont repliés et les gendarmes ont ouvert le feu sur la foule. La 1ère victime était Salem Arkam touché dans

le dos par une rafale, alors qu'il était à 50 mètres de la gendarmerie. La rafale a fait 3 autres blessés.

Harfi Mokrane, né le 14 novembre 1978, commune de Boudjima (Tizi-Ouzou)

Le 28 mai 2001, des voyageurs sont arrivés de Tizi-Ouzou dans un fourgon sur la route CW 37 à 150 mètres de la gendarmerie.

De la terrasse de la brigade un gendarme a visé la victime et lui a tiré une balle au niveau du thorax. La victime est morte sur

le coup, à 11h00.

Mme Ait Abba Nadia née Ait Ouslimane, née le 5 mars 1966, commune de Ain El Hammam (Tizi-Ouzou)

Tuée par la gendarmerie de Sidi Ali Yahia de Ain El Hammam. Mme Ait Abba a été évacuée de chez elle, suite à une asphyxie

due aux gaz lacrymogène, vers le domicile de sa collègue et voisine qui se trouvait au dernier étage d'un autre immeuble, à

120 mètres de la brigade. Elle suivait les événements de derrière la fenêtre qui donne sur un balcon quand elle a reçu deux

balles. Le tireur était sur la terrasse de la brigade de gendarmerie.

Nait Amara Omar, né le 23 septembre 1972, commune de Ain El Hammam (Tizi-Ouzou)

Le 28 avril 2001, Amara a été tué par la gendarmerie à Sidi Ali Yahia, vers 13h30 alors qu'il portait secours à Mme Ait Abba.

Les gendarmes continuaient à tirer sur les secouristes et, à la vue de cet acte la victime s'était armée d'un cocktail molotov et

s'est approchée à 30 mètres d'eux. Au moment où il fuyait, il a reçu une 1ère balle. Il a pu courir 10 mètres quand un autre

gendarme posté sur la terrasse lui a tiré une deuxième balle dans le dos qui l'a tué sur le coup.

Raab Slimane, né le 19 août 1978, commune de Bouzeguene (Tizi-Ouzou)

Le 28 avril 2001, Raab était à l'intérieur de la cour du centre culturel. Il observait les affrontements, quand, vers 13h00, il a

reçu une balle au niveau du cou. Le gendarme qui avait tiré était sorti à 70 mètres hors de la brigade de gendarmerie.

Azouani Said, 24 ans, commune de Bouzeguene (Tizi-Ouzou)

Le 28 avril 2001, les manifestants défonçaient le mur extérieur de la brigade de gendarmerie. Les gendarmes étaient en

position de tir derrière le mur. Plusieurs rafales et des tirs ont été entendus et le jeune Saïd a été touché de deux balles au

niveau de la tête. Il était 11h00.

Nafaâ Slimane, 23 ans, commune de Bouzeguene (Tizi-Ouzou)

Nafaâ Slimane a été tué, à quelques mètres de la brigade, lors des affrontements entre les manifestants et les forces antiémeute

de la gendarmerie le 24 mai 2001.

Mehenni Meziani, né le 11 août 1982, commune de Illoula (Tizi-Ouzou)

Le 28 avril 2001, lors d'une marche pacifique pour dénoncer l'assassinat de Guermah Massinissa, la marche s'est orientée

vers la brigade de gendarmerie de Illoula. Les gendarmes étaient déjà sortis à une centaine de mètres de la brigade pour

attendre les marcheurs. Le face à face a dégénéré en affrontements entre manifestants et gendarmes qui ont tiré des bombes

lacrymogène et des tirs de sommation. Ensuite, le chef de brigade a ordonné de tirer. Son ordre n'a pas été suivi. Il s'est

accroupi, a visé et tiré une balle qui a touché Mehenni Meziane à la tête. Un citoyen s'est approché avec un véhicule pour

évacuer la victime. Les gendarmes le voyant prendre la victime, ont tiré sur la voiture de type Renault 11 grise et la touchent

Algérie : La répression du Printemps Noir (avril 2001 - avril 2002)

Note :

29. BMPJ : Brigade mobile de police judiciaire.

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au niveau du réservoir et des pneus. Il a fallu trouver autre une voiture pour l'évacuer. La victime est décédée vers 13h00 sur

la route de l'hôpital de Mekla.

Bouarab Samir, né le 30 mai 1977, commune des Ouadhias (Tizi-Ouzou)

Les manifestants se sont regroupés au niveau de la brigade de gendarmerie pour demander leur départ. Vers 11 heures,

commencent les premiers tirs et les premiers blessés. Bourab Samir a reçu une balle en pleine tête le 28 avril 2001, vers

15h45, et est décédé le 03 mai 2001 à 13h30.

Feddi Amara, né le 23 décembre 1976, commune des Ouadhias (Tizi-Ouzou)

Le 28 avril 2001, entre 14h et 15h, Feddi Amara était parmi les manifestants à 300 mètres de la gendarmerie, lorsque les

gendarmes ont commencé à tirer en l'air. Les manifestants ont alors pris la fuite, poursuivis par l'un des gendarmes qui a tiré

une rafale sur Feddi Amara. Il a été touché de deux balles dans le dos.

Khorsi Hamza, né le 23 mars 1982, commune des Ouadhias (TizI-Ouzou)

Le 28 avril 2001, alors que les affrontements s'intensifiaient entre brigades anti-émeute et manifestants suite aux

assassinats, les gendarmes ont investi les quartiers et les terrasses des immeubles avoisinants et pourchassé les

manifestants dans la rue. Lors de leur fuite, vers 14h30, Khorsi Hamza a reçu des balles tirées par un gendarme poursuivant

les manifestants.

Sennour Boudjemaâ, né le 22 mars 1985, commune des Ouadhias (TizI-Ouzou)

Le jeudi 26 avril 2001 à 10h00 a eu lieu la marche pacifique des lycéens, qui devait se terminer par un sit-in devant la brigade

de gendarmerie des Ouadhias. Le chef de brigade et le chef de Daïra avaient devancé le sit-in et rejoint le siège de la Daïra à

500 mètres de la gendarmerie. Arrivés sur place ils ont commencé à tirer sur la foule, puis lancé des bombes lacrymogène.

Trente minutes plus tard, des renforts des brigades anti-émeute de la gendarmerie sont arrivés. Tirs en l'air et lacrymogène.

Les premiers tirs ont commencé à 14h30, et le jeune Sennour a été touché au niveau de la jugulaire (épaule) alors qu'il se

trouvait à 80 mètres de la brigade de gendarmerie. D'après les témoignages l'auteur de l'assassinat était le chef de Daïra.

Guendoud Amar, né le 08 mai 1980, commune de Maâtkas (TizI-Ouzou)

Le 27 avril 2001, les manifestations étaient centrées du côté de la gendarmerie. En face, se trouvait l'immeuble d'habitation

de la gendarmerie, derrière lequel s'étaient regroupés des jeunes qui lançaient des pierres sur la garde communale voisine de

la gendarmerie de Maâtkas. Entre 14h et 15h, les premiers tirs de rafale font un mort -Guendoud- et une dizaine de blessés.

Ouaheb Rachid, né le 5 avril 1983, commune de Maâtkas (TizI-Ouzou)

Le 27 avril 2001, vers 15h, du haut de la terrasse de l'immeuble d'habitation des gendarmes de Maâtkas, du côté de la grande

rue, deux tirs de séminov ont été entendus et Ouhab Rachid est tombé, à 300 mètres de la gendarmerie, touché à la tête.

Algérie : La répression du Printemps Noir (avril 2001 - avril 2002)

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Bettar Yassine, 17 ans, commune de Chemini (Béjaïa)

Le jeudi 21 mars 2002, Bettar Yassine, âgé de dix-sept ans, habitant à Chemini Sidi Aiche (wilaya de Béjaïa), a été atteint au

niveau de la poitrine par une balle de Seminov tirée par un sniper de la gendarmerie.

Dans la même journée, les forces de l'ordre se sont livrées à des expéditions punitives : saccages de véhicules et de locaux

commerciaux, violations de domiciles, guet-apens nocturnes aux alentours de la brigade pour sauvagement tabasser des

citoyens. Des dizaines de manifestants ciblés ont été blessés par des balles en caoutchouc et des bombes lacrymogènes.

Belahcen Rachid, 14 ans, commune de Seddouk (Béjaïa)

Belahcen Rachid avait 14 ans lorsqu'il a été tué à Seddouk dans la wilaya de Béjaïa le 24 mars 2002. Il a été atteint à la tête

par une bombe lacrymogène tirée par un élément des CNS.

Rihane Mohamed, 16 ans, commune de Fréha (Tizi-Ouzou)

Le jeune Rihane Mohamed, âgé de 16 ans et élève en 9e AF, est décédé le mercredi 27 mars 2002 vers 16h30 au CHU Nedir-

Mohamed de Tizi-Ouzou. La victime est morte après avoir subi la veille, à Fréha, un lynchage par des éléments de la

gendarmerie de Fréha.

Selon les témoignages recueillis sur place, la victime était tombée entre les mains des gendarmes qui l'auraient rouée de

coups de matraque à la tête. Le jeune collégien a été transporté le soir à l'hôpital où il a succombé le lendemain, des suites

d'une hémorragie.

Nait Lamara Mohand Oulhocine, 19 ans (Tizi-Ouzou)

Le 27 mars 2002, le jeune lycéen, Hocine Naït Alamara, âgé de 19 ans, a été touché par une balle, vers 16 h, au lieu-dit

Tachekirt à Abi Youcef, commune de la daïra de Aïn El Hammam, lors des violents heurts qui ont opposé les citoyens aux

éléments de la brigade de la gendarmerie. Il aurait été touché à dix mètres de la brigade par les gendarmes. Evacué à la

polyclinique d'Iferhounène, il a succombé à ses blessures.

Yousfi Athmane, 36 ans, commune de Abi Youcef (Tizi-Ouzou)

Yousfi Athmane, a été blessé par une balle en caoutchouc tirée à bout portant par un gendarme de la brigade locale de Tassaft

dans la daïra de Béni Yenni, le 29 mars 2002, vers 16h. La victime, âgée de 36 ans et père de deux enfants, est décédée le

30 mars 2002, à l'hôpital de Ain El Hammame.

Benattou Idris, 31 ans, commune de Seddouk (Bejaïa)

Benattou Idris a succombé à sa blessure (traumatisme crânien), le 30 mars 2002 à 4 heures du matin, au CHU de Tizi-Ouzou.

Il avait été touché par une bombe lacrymogène, puis écrasé par un camion chasse-neige des CNS, de Seddouk (Béjaïa), le 24

mars 2002, lors des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre.

Tounsi Djamel, 26 ans, commune Tigzirt (Tizi-Ouzou)

R. A, témoin direct de cet assassinat, raconte qu'après avoir pris en chasse Tounsi Djamel, " les 3 assassins ont fini par le faire

tomber, ils l'ont relevé, ont mis sa tête contre un tronc d'arbre et l'un d'eux le frappe avec une massette (marteau) à la tête

puis un autre l'achève par terre de coups de couteau ". Tounsi Djamel est décédé le lundi 1er avril à l'hôpital de Tigzirt.

Le témoin a précisé que les assassins n'étaient pas des gendarmes, ils étaient habillés en tenue militaire non réglementaire

et roulaient dans deux fourgons blancs avec des gyrophares. Ils sont arrivés la veille dans la ville de Tigzirt et escortaient un

convoi de gendarmes. Ils étaient environ une douzaine. D'après les informations du Soir d'Algérie du 4 avril 2002, il s'agirait

d'éléments du Groupe d'Intervention Spéciale (GIS), des troupes spéciales anti-terroristes.

Algérie : La répression du Printemps Noir (avril 2001 - avril 2002)

Annexe 3 : Résumés des témoignages sur les victimes du Printemps Noir

(mars - avril 2002)

P A G E 2 4

La Ligue Algérienne de Défense des Droits de l'Homme (LADDH) est reconnue en juin 1989, après la

reconnaissance par la Constitution algérienne de 1989 des associations de droits de l'Homme. La LADDH,

affiliée à la Fédération Internationales des Droits de l'Homme (FIDH), était active au début des années 90

avant que la répression ne s'abatte sur elle suite à sa prise de position sur l'arrêt du processus électoral,

en janvier 1992, qu'elle a qualifié de " coup d'Etat militaire visant à porter un coup d'arrêt au processus

démocratique en cours ". Fermeture du bureau, menaces sur son président, ses responsables et ses

adhérents, la LADDH est depuis réduite à faire des déclarations et à dénoncer la répression des forces de

sécurité sur les civils "présumés islamistes ", l'ouverture des centres de détention dans le Sud algérien,

les exécutions sommaires, les détentions arbitraires ainsi que les violations des droits de l'Homme et le

non respect des Conventions et autres pactes internationaux que le pouvoir algérien a ratifiés depuis

février 1989.

En janvier 1995, le président de la LADDH, Me Ali Yahia Abdennour, a pris part activement à la conférence

de Rome pour la signatures du Contrat National pour la paix en Algérie par les principales formations

politique d'opposition (partis socialistes, trotskistes, islamistes). Ce contrat a pour objectif d'enclencher

une dynamique de paix sur la base d'une solution politique et démocratique à la crise algérienne qui

perdure depuis janvier 1992.

Fin 1996, Me Ali Yahia Abdennour, au nom de la LADDH, était à l'origine d'une autre initiative: " L'Appel

National pour la Paix " qui a rassemblé de nombreuses personnalités en quête d'une solution politique à

la crise.

Sur le front des droits de l'Homme, la LADDH a contribué à sortir du silence le drame des disparus, dont

la presse, dans sa quasi-totalité, refusait de parler. Elle a participé, dès septembre 1997, à l'organisation

des premiers rassemblements publics des familles de disparus.

Depuis, la LADDH a réinvesti le champs des droits de l'Homme en permettant la création du comité " SOS

Disparus ", chargé de collecter et de constituer des dossiers sur les disparus en Algérie. Elle a permis par

ailleurs la création de la Maison des Citoyens à Tizi-Ouzou, pour la formation de militants aux droits de

l'Homme afin de renforcer ce mouvement en Algérie. En juillet 1999, en marge du sommet de la réunion

de l'Organisation de l'Union Africaine (OUA), la LADDH a tenté d'organiser une rencontre des défenseurs de

Droits de l'Homme africains, cette initiative n'a pas été seulement interdite à la dernière minute mais a vu

ses organisateurs dispersé par la force du lieu où devait se tenir cette rencontre. La LADDH, malgré les

interdictions d'activités, l'absence totale de moyen (local, argent, etc.) et d'aides nationale et

internationale, essaye de développer son organisation et ses activités en informant notamment l'opinion

internationale sur les violations massives des droits de l'Homme en Algérie.

Ligue Algérienne de Défense des Droits de l'Homme

Edition et impression : FIDH

Dépôt légal avril 2002 / 330

Commission paritaire N° 0904P11341 - ISSN en cours

Fichier informatique conforme à la loi du 6 janvier 1978 (Déclaration N° 330 675) Prix : 4 euros

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Published by Madjid - dans LADDH
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