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23 janvier 2012 1 23 /01 /janvier /2012 14:25

Selon le comité SOS expulsions de la LADDH pas moins de 750 familles ont été expulsées en 2011. Rares sont celles qui ont eu les moyens de s’offrir une location. Nombreuses sont celles qui sont devenues SDF.

 

Après une trêve de quelques mois, l’opération d’expulsion des familles de leurs logements reprend de plus belle ces dernières semaines. C’est ce que révèle le président du comité SOS expulsions lors d’un point de presse consacré au bilan des expulsions de l’année 2011, mais surtout au premier dossier du genre de 2012.

Pas moins de 30 retraités, occupant depuis les années 80 des logements situés non loin de leur lieu de travail, dans la commune d’Hussein-Dey, à savoir l’Institut national de cartographie et télédétection, l’INCT, sous tutelle du ministère de la Défense nationale, sont menacés d’expulsion. Six familles ont déjà obtempéré aux décisions de la justice et ont vidé les lieux.
Le reste des familles tente tant bien que mal de défendre sa cause en se tournant “vers les hautes autorités du pays, à leur tête le président de la République et le MDN, pour intervenir.” En fait, le calvaire de ces anciens employés de l’INCT a commencé après leur départ en retraite alors que les décisions d’attribution des logements qu’ils occupent à la rue Parnet notent noir sur blanc qu’ils ne seront contraints de les quitter qu’en cas de démission ou de licenciement et que le règlement intérieur daté de 1994 stipule dans son article 133 qu’en cas de maladie, d’incapacité ou mise en retraite, le droit au maintien dans les lieux ou à un logement décent est garanti même en cas de décès. L’employeur réclame les logements, qu’il considère comme étant des logements d’astreinte, en exhibant un nouveau règlement intérieur daté de 2004.

“Ce ne sont pas des logements d’astreinte ni de fonction, nous payons la location et toutes les factures. Même quand nous avons déposé des demandes de logement, ce droit nous a été refusé sous prétexte que nous sommes déjà logés”, témoigne l’un des retraités. Un autre ajoute que “les anciens responsables de l’institut, dont le DG, qui a décliné l’invitation à la conférence à la dernière minute, nous ont toujours rassurés, notamment lorsque nous les avons sollicités pour bénéficier de la formule AADL”.

En d’autres termes, les locataires, qui pensaient être couverts par les documents de l’époque, ont été piégés par l’élaboration d’un nouveau règlement intérieur qui exige de quitter les logements dès la cessation de la relation de travail, y compris le départ à la retraite. “Pourquoi l’appliquer à des employés qui ont tout donné pour l’institut au point d’en faire le premier en Afrique ?” Les familles concernées interpellent le premier magistrat du pays et les responsables du MDN dont dépend l’INCT. “Nous sommes prêts à quitter ces logements mais donnez-nous un autre toit”, proposent-ils.

Abordant le bilan des expulsions de 2011 le président du comité dira que celui-ci s’élève à 750 cas dont la plupart sont aujourd’hui SDF ou ont construit des baraques de fortune. “Il faut que les familles expulsées soient prioritaires sur les listes d’octroi de logements”, estime Salmi Hakim.

 

Par : Malika Ben      

Source: Liberté

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Published by Admin - dans Alerte
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