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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 21:32

Le gaz de schiste en Algérie; de la définition aux enjeux géostratégiques

 

Mon intervention se basant sur des généralités et caractéristiques connues par rapport à l’exploitation du gaz de schiste, consiste à développer deux aspects intéressants notre pays ;


1-      analyser les  éventuelles répercussions de l’exploitation du gaz de schiste sur notre paysage saharien

2-      répondre aux assertions des officiels quant à l’assurance de sécurité totale quant aux effets des forges  de gaz de schiste, et ce en développant une méthode basée sur l’argumentaire contre  leur argumentaire.

 

Cette intervention s’articulant sur les points suivants ;


+ Définition et historique de l’exploitation du gaz de schiste

+ Modalités de son extraction

+ Effets et impacts sur l’environnement et les paysages  sahariens

+ L’Algérie a-t-elle besoin de recourir à ce type d’énergie

+ Enjeux géostratégiques (Maghreb, Sahel, etc.) de la question

 

Donc le gaz de schiste est un gaz qui était formé et piégé dans la roche – mère (schiste) qui se trouve en grandes profondeurs (9000 à 10000 m), finement déposée  et structurée en feuillets à petits pores (trous) dans les quels se trouvent cet hydrocarbure.

 

Le début de l’exploitation de schiste ayant été fait dans les fins des années quarante au Canada, et ce à la même époque de l’exploitation du gaz dit conventionnel.

 

Du fait de sa situation délicate, le gaz de schiste, pour son extraction, cela demande la mise en application d’une  méthode peu courante et peu recommandée, elle est dite non conventionnelle et se dénomme la fracturation hydraulique (en anglais fracking). Elle consiste à injecter un mélange (eau à 95%, sable à 4,5%  et additifs à 0,5%) à haute pression, tout d’abord à travers un forage vertical puis horizontal afin de provoquer les multiples micro-fractures  à travers la roche-mère (schiste) afin de permettre l’évacuation.

Contrairement aux dires certains officiels, notre pays ne possède guère l’expérience en fracture hydraulique, sauf pour les forages verticaux, et là il s’agit de grande différence entre les deux types d’exploitation.

 

Les effets, on citera les plus connus et dangereux aux écosystèmes sahariens et à la santé des populations, il s’agit en l’occurrence des émanations et fuites de gaz et effluents récupérés à la fin de l’exploitation de gaz de schiste, qui dans le cas de contamination des ressources hydriques ou nappes phréatiques, cela deviendrait impossible de les dépolluer ou vraiment difficile de faire et ce uniquement pour certains produits.

 

 Les émanations de gaz, comme tout chacun le sait, contribuent à l’accentuation du réchauffement climatique, et ce pour la simple raison qu’il s’agit de gaz à effet de serre, où déjà notre sahara est connu pour sa température élevée, donc elle connaitrait une canicule encore beaucoup plus inquiétante et insupportable.

La remontée des radionucléides et des bactéries enfouilles depuis des centaines de millions d’années est également très dangereux puisqu’il s’agit d’organismes (immortels) et de produits radioactifs très nuisibles à la santé humaine.

Les séismes, provoqués par la fracturation hydraulique, sont assez réguliers et de magnitude moyenne, de l’ordre de 4,5 à 5° sur l’échelle Richter, ce qui induirait de l’instabilité permanente du sous-sol saharien.

 

Au sujet de l’opportunité ou non de l’exploitation du gaz de schiste en Algérie, notre pays n’est guère en crise par rapport à cette matière énergétique où notre sahara, ce vaste territoire n’est à peine exploré (20 à 30% seulement), ajoutant à cela, les autres atouts énergétiques du littoral et de l’offshore où de grandes potentialités existent en ce moment au large de nos espaces maritimes.

 

Ajoutant à cela les autres  énergies alternatives, dont le solaire, l’éolien, le géothermique etc. qui constituent de grandes capacités énergétiques en possession de notre pays, alors pourquoi donc cette précipitation envers le gaz de schiste, toute la question est là justement ?

 

Les points sus-cités et développés en haut démontrent oh combien sont déterminants les enjeux géostratégiques qui commandent cette opération où les américains, et cela n’est un secret pour personne, cherchent à développer autre chose que cette histoire de gaz schiste.

Les chinois, qui détiennent les 95% des terres rares dans le monde, ne sont guères tolérés à s’accaparer de ceux du Sahel et autres recoins du Sud  (Algérie, Tunisie, Maroc et Mali).

L’uranium et autres gisements tels que le cobalt, le cuivre, le zinc, le cuivre, l’or etc. constituent également les objectifs de ces puissances.

Les grandes richesses du Sahel attisaient depuis longtemps les convoitises des multinationales et ces guerres incessantes dans la région ne peuvent être expliquées que selon cet angle là.

 

A la fin plusieurs questions se posent ;

-          Quelle est l’actuelle stratégie énergétique du pays ?

-          Quel est le bilan énergétique ?

-          Et pourquoi le Conseil national d’énergie n’est pas fonctionnel ?

 

Dr MOUSSA Kacem

Maître de Conférences à

L’université d’Oran

Expert en Mines et Carrières

Expert en Environnement

 

Conférence animé par :

Kacem moussa

Yacine teguia

Kader fares affak

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Published by ODH Tizi-Ouzou - dans Communiqués
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